Archive for juin, 2010

30 juin 2010

Créez des événements verts!

Il n’est pas toujours évident de considérer systématiquement tous les impacts de nos gestes sur l’environnement.  Ceci est d’autant plus vrai pour l’organisation d’événements qui consomment déjà quantité de temps et d’énergie.

Qu’à cela ne tienne, diverses ressources existent pour vous appuyer dans vos démarches.  La toile recèle de trucs qui vont en ce sens.  Il y a même de quoi « verdir » un mariage!

Mais avant toute chose, il est bon de se questionner sur ce que vous souhaitez faire de votre événement.  Et comme dans toute chose, il y en a pour tous les goûts, de l’initiative minimaliste au zèle maladif.  Il faut savoir ce que l’on veut et surtout savoir quand s’arrêter.

Le 8 juin dernier, sous l’égide du Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER) et du Bureau de normalisation du Québec (BNQ), a été lancé une norme sur la gestion responsable d’événements.  Vous  pouvez en consulter les grandes lignes.  C’est un document qui encadre de manière très détaillée les actions à entreprendre.

Pour ceux qui souhaitent une approche allégée, Gestion Ressources Richer a rendu disponible, à l’intention de ses clients, en 2007, un guide sommaire pour tenir des rencontres « Zéro déchet ».  Le travail réalisé par Monique Clément, spécialiste de ces questions en région, permet d’appuyer individus et organismes pour éviter de générer indûment des matières destinées à l’élimination.  Une grille de contrôle complète l’ouvrage.

Pour terminer, avec tous les efforts que vous aurez déployés pour en faire plus, vous méritez d’en faire la promotion!  Plutôt de vous proposer un canevas, pour vous inspirer, voici un rapport généré par le comité organisateur de l’AMEUS à l’occasion de son colloque tenu en 2008.

Petit ou grand, faites de vos événements un succès… environnemental.

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25 juin 2010

Faire une Fête nationale… verte?

Ma participation, hier, à quelques événements et festivités entourant la Fête nationale m’a permis de constater que nous avons encore beaucoup de croûte à manger.  Et plus l’événement est gros, plus les lacunes sont importantes.  On dirait qu’il n’y a pas que l’alcool qui fait chuter notre QI environnemental…  Le nombre de participants aussi!

Quoiqu’il en soit, le défi est de taille parce que, dans ces moments, on n’a pas nécessairement la tête à cela.  Bonne chance aux organisateurs!  Et mon intervention n’est pas pour taper sur qui que ce soit.  Nous le savons désormais, ce qui est difficile à changer par rapport au développement durable, c’est le quatrième pilier (quoi? quatre! Il devrait en avoir trois) qui fait défaut.  Dans mon livre, la culture (MON quatrième pilier) est ce qui offre le plus de résistance à nos façons de faire.

Il y a certainement bien plus, mais voici quatre éléments qui m’ont sauté au visage:

  • pour des milliers de personnes, j’ai vu deux bacs de recyclage (qu’on annonce réservés aux canettes de bière) mais au minimum une quarantaine poubelles…  Pas besoin de vous dire que le picnic familiale est revenu entièrement à la maison: pas moyen de même récupérer une boîte de carton là!
  • À la fin des feux d’artifices, des centaines d’autos se sont massées à la sortie, créant un embouteillage monstre.  On aurait lancé une alerte au smog… 
  • Il s’y est vendu de la « bébelle » de plastique qui scintille à l’unisson et qui n’aura plus d’utilité la semaine prochaine.  Disons simplement que nous sommes loin de la consommation responsable et encore moins de la simplicité volontaire
  • Et finalement, il fallait voir les ordures par terre et les poubelles vides…  Quand je parle de QI environnemental…

Loin d’être atterré, je constate seulement que nous avons de belles et grandes possibilités d’améliorations.  Il existe en effet des solutions pour nous appuyer dans l’organisation d’événements écoresponsables.  Suivez notre prochain article.  Pour le « party » de famille, le tournoi de golf de votre organisation ou d’un colloque, il recèlera de ressources utiles et pratiques.

22 juin 2010

L’occasion de prêcher par l’exemple…

Après avoir vu le centre de tri pratiquement détruit par les flammes, une bonne partie des équipements et du bâtiment ont été expédié à la ferraille.  Le métal était alors destiné au recyclage.  Ça, c’est la voie facile.  Presqu’autant que de les éliminer.

Mais nous pouvons augmenter l’effet positif de nos actions sur l’environnement en respectant la hiérarchie des 3RVE.  Ainsi, plutôt que de recycler, nous souhaitions réutiliser la structure toujours érigée. 

Belle occasion de faire ce que nous proposons à nos clients.  Nous avons donc démantelé, par l’entremise d’une entreprise spécialisée, pièce par pièce l’édifice.  Cette technique a permis de préserver l’état des poutrelles et autres éléments architecturaux.

Le métal sera utilisé pour des travaux divers ne nécessitant pas une calibration exacte pour la structure  (la surchauffe a sans aucun doute altéré ses propriétés) ou le revêtement de bâtiments secondaires.  Néanmoins, le réemploi s’est avéré un gros plus.

Les gains sont évidents: réduction de l’énergie pour le transport à l’aciérie et pour la refonte, usage de pièces de métal évitant l’achat de matériaux neufs et diminution des coûts.

Alors que le recyclage commence à s’intégrer dans nos pratiques, la réduction à la source et le réemploi demandent encore réflexion.  Il n’en demeure pas moins qu’on y trouve les meilleures opportunités de mise en valeur.

18 juin 2010

Regard neuf sur la nature… en dix versions

 Comme pour les éditions précédentes, Gestion Ressources Richer est fier de supporter à nouveau la tenue de l’événement « Les jardins réinventés de la Saint-François« .  Débutant l’exposition demain, et ce jusqu’au 29 août, vous aurez l’occasion de vous en mettre plein la vue avec dix oeuvres issues du courant « land-art ».  Ces dernières ont été érigées sur le site enchanteur de la Maison des arts et de la culture de Bromptonville.

Usant de créativité, les artistes ont conçu pour nous des ouvrages s’inspirant et s’harmonisant à la nature.

Pour une sortie familiale ou pour une pose en pleine nature, à deux pas de la ville, profitez de cet endroit bucolique bordé par la rivière Saint-François.  Vous pourrez par la même occasion visiter l’exposition qui se trouve à l’intérieur du bâtiment.  Divertissement assuré.

15 juin 2010

Qui a dit qu’un opérateur ne pouvait pas avoir le sens artistique?

Devant l’impossibilité de poursuivre nos activités de récupération telles que nous les tenions jusqu’à maintenant, nous avons entrepris de démanteler ce qui restait des installations de notre site de Bromptonville.  Ainsi, jusqu’à l’édification d’un prochain centre de tri, nous concentrons nos activités de récupération sur deux volets:

  1. l’acheminement des matériaux là où des installations possèdent les autorisations nécessaires;
  2. le tri à la source sur chantier, une solution économique qui trouve de plus en plus d’adeptes.

Totem de béton recycléMais, comme il arrive toujours chez Gestion Ressources Richer, j’ai eu la surprise de trouver un matin un totem… fait de béton recyclé!  De fait, dans le cours des opérations de démantèlement, Denise Bélanger, employée de l’entreprise depuis de nombreuses années, a cru bon édifier cette « oeuvre » à la mémoire des infrastructures qui nous aurons permises de récupérer des milliers de tonnes de matériaux depuis maintenant quinze ans.

Denise Bélanger, employée de Gestion Ressources RicherUn peu comme pour Les jardins réinventés de la Saint-François, ce monument s’est avéré être qu’une oeuvre éphémère puisqu’elle a été, elle aussi, démantelée au terme de l’opération « fermeture ».  Elle demeure toutefois bien vivante aux souvenirs de certains, puisque des passants sont venus la photographier lors de sa brève existence…

11 juin 2010

En apparence si insignifiant…

Je me le faisais demandé souvent par le passé.  À présent, les chefs d’entreprises sont plus gênés…  Mais je sens que la question est toujours là: « Pour récupérer dans mon entreprise, je commence par où? »

Il n’y a pas de réponse toute faite.  Il n’y a pas non plus de démarche uniforme.  Néanmoins, nous pouvons toujours démarrer quelque chose à la mesure de ce que l’organisation peut prendre.  De fait, je préconise deux approches:

  • Débuter le volume de matières résiduelles (de déchets) recyclables le plus important
  • ou débuter par la matière la plus facile.

Et la première option n’est pas toujours la meilleure.  En fait, tout dépend de la capacité de l’organisation à gérer le changement.  Pour l’illustrer, imaginons un manufacturier qui génère du caoutchouc sur 70% de ces postes de travail.  Commencer par récupérer cette matière boulverse bien des processus, exigences du contrôle et de la formation.  Le risque de trébucher est plus important…

À l’inverse, récupérer le papier aux postes administratifs permet de limiter les chambardements dans l’organisation, comprendre et assimiler les étapes de mise en place et sensibiliser au premier rang la direction sur la démarche.  Autrement dit, apprendre à marcher avant de courir.

Même si sur le plan des résultats quantitatifs la différence ne sera pas exceptionnelle, il ne faut pas minimiser l’expertise qui sera développée par ce projet et la sensibilisation faite auprès du personnel.  L’enjeu est de trouver une filière qui est signifiante pour eux (référence qu’ils tiennent fréquemment de leur habitude à la maison) et par laquelle les résultats motiveront les troupes.

Alors que dans la plupart des cas d’autres matières auraient eu un impact important sur les économies de coûts, nous avons fréquemment préconisé la récupération du carton ou du papier, question de monter une marche à la fois.

C’est certe un exercice de réflexion à faire, mais les résultats seront d’autant plus intéressants.

9 juin 2010

Reconnaissance pour eux, une source d’inspiration pour nous!

Tous les concours, galas et autres manifestations du genre permettent de mettre en lumière l’excellence d’organisations et d’individus qui ont réalisé, à leur manière, des choses remarquables.

Après, rien…  Rien, sauf si l’on choisit d’en faire quelque chose.  Le mérite des Phoenix de l’environnement se trouve d’abord dans l’intérêt qu’ils suscitent pour que, à notre tour, nous accomplissions des gestes en faveur de l’environnement.  Allez-y, laissez-vous tenter!  Il y a sûrement quelque chose qui s’applique bien dans votre organisation…

Découvrez les projets des finalistes et des lauréats de l’édition de cette année: http://www.mddep.gouv.qc.ca/Phenix/2010/.

4 juin 2010

Journée mondiale de l’environnement

La Terre a sa journée (22 avril), l’environnement son mois (mai), mais il a aussi sa journée en celle du 5 juin.  Une autre occasion de se rappeler que nous avons à nous engager pour faire toujours davantage.

Les entreprises recèlent d’innombrables opportunités dans tous les domaines liés au développement durable.  Posez-vous simplement les questions suivantes:  est-ce la meilleure façon de le faire et est-ce vraiment nécessaire?  Et vous savez?  Souvent, les résultats de notre réflexion nous amènent non seulement des bénéfices environnementaux, mais aussi sociaux (climat et contexte de travail plus agréable) et économique (amélioration de la performance, réduction des ressources, et donc des coûts).

De mon expérience, l’approche est très similaire au Lean manufacturing (système Toyota).  Si vous savez faire de la gestion de projet et que vous avez l’ouverture pour penser « autrement », il y a de fortes chances que vous puissiez gagner à faire des initiatives dans le sens du développement durable dans votre organisation.  Nous reviendrons ultérieurement sur les conditions pour le faire…

Pur l’instant, pensez à ce qui sera bénéfique pour votre organisation.  Vous trouverez, j’en suis convaincu!

3 juin 2010

Jour de l’air pur…

2 juin est considéré « Jour de l’Air pur ».  Après l’épisode de de fumée provenant des grands feux de la Haute-Mauricie en début de semaine, la journée d’hier nous a semblé impeccable, du moins en Montérégie et à Montréal.  Or, le reste de l’année, nous faisons malgré tout face à des épisodes de plus en plus fréquents de smog.

Ce n’est pas l’affaire d’une journée, mais il faut réaliser que nous générons des quantités appréciables de polluants que nous devrons à terme diminuer.  Ce n’est pas seulement une question d’environnement: notre santé en dépend autant que celle de la Terre.

Il vaut la peine de reconsidérer le choix de nos véhicules, nos déplacements et nos habitudes.  A-t-on vraiment besoin d’un camion muni d’un moteur 7 litres pour transporter en moyenne 20 kg de matériel?  Ne pourrait-il pas se mettre en place un programme de co-voiturage?  En milieu urbain, n’y aurait-il pas un avantage à favoriser le transport en commun, la marche ou le vélo?  Moins d’émission et plus en santé!

On y gagne partout.  L’enjeu est d’être en mesure de réfléchir différemment…

2 juin 2010

L’Estrie remporte son lot de récompences au Phoenix de l’Environnement

Se tenait encore cette année la remise des Phoenix de l’Environnement, qui reconnaît la contribution exceptionnelle d’individus, d’organismes privés et municipaux pour une saine gestion de l’environnement. (www.phenixdelenvironnement.qc.ca)

Le concours a permis de présenter 35 finalistes dans 13 catégories.  Parmi eux, cinq finalistes provenaient de la région de l’Estrie.

Il faut noter que trois d’entre eux ont été lauréats dans leur catégorie respective.  La Ville de Lac-Mégantic s’est distinguée par ses programmes et sa performance en gestion des matières résiduelles, atteingnant 70% de récupération sur son territoire, tout secteur confondu!  Cela en fait l’une des villes les plus performantes au Québec.

La Ville de Sherbrooke s’est également distinguée par son plan d’aménagement durable du Parc régional industriel.  Gestion Ressoources Richer a d’ailleurs une partie de ses lots touchés par ce plan d’aménagement.  Ce dernier s’inscrit dans le cadre du plan de conservation des milieux humides, le premier a répondre aux exigences du MDDEP.

Finalement, Sherbrooke O.E.M., équipementier pour les centres de tri, a été reconnu pour le développement technologique appliqué au tri par reconnaissane optique.  Cette innovation repousse les limites de la mise en valeur efficace des matières résiduelles, notamment le bois et les résines de plastiques.

Le centre universitaire de formation en environnement de l’Université de Sherbrooke et la Régie intermunicipale de gestion des déchets solides de la région de Coaticook étaient également finalistes.  Le simple fait d’y être présent démontre l’excellence des projets menés par ces organisation.  Bravo à tous!