Archive for juillet, 2010

30 juillet 2010

Vous avez plus de pouvoir « vert » que vous ne le croyez!

C’est en lisant le commentaire émis la semaine dernière sur un de mes articles que j’ai réalisé que nous avons probablement plus d’impact qu’on ne le croit.  J’ai à maintes reprises constaté qu’il n’était pas nécessaire d’avoir l’autorité officielle pour influencer une décision.

Est-ce que cela ce fait sur « un coup de gueule »?  Certainement pas!  Il faut un minimum de préparation.  Mais avec un peu d’effort et des arguments bien campés, vous risquez fort bien de faire bouger les choses.  Et si vous croyez que le décideur prend position uniquement selon ses intérêts, vous devrez m’expliquer pourquoi autant de parents mangent au restaurant McDonald…

Sérieusement, nous avons fréquemment d’abord été contactés par les employés pour connaître les possibilités de récupération sur leur lieu de travail.  Ils avaient encaissé un, deux, voire trois refus de leur patron auparavant.  Et pourtant, en démontrant, avec notre aide, la facilité et les économies d’un programme de récupération, dans la plupart des cas, les dirigeants.

Ce n’est pas que les entreprises sont systématiquement réfractaires au recyclage.  Mais l’ajout de tâches additionnelles répugnent la direction lorsque l’on est déjà submergé de travail.  Un bon projet ne devrait pas occasionner plus de travail, mais devrait permettre de travailler différemment.

Un jour, un client du domaine de la restauration nous appelle.  Il nous supplie de lui trouver une solution: il n’en peut plus d’entendre son plongeur (laveur de vaisselle) lui parler de récupération.  Le lendemain, nous livrons un conteneur.  Le laveur avait, si je me souviens bien, 15 ans…

Un propriétaire de bar nous demande, il y a quelques années de livrer quelques bacs de récupération, sans s’informer du prix!  Il en était venu à avoir pitié d’une serveuse qui ramenait, à quatre heures du matin, quelques 300 bouteilles de verre par semaine chez elle.

Dernier exemple en date, la semaine dernière, à la signature de nos rapports financiers annuels, notre comptable s’est présenté avec des documents imprimés recto-verso pour la première fois en quatre ans!  Et en un seul exemplaire en plus!  Avant d’imprimer notre version, il m’a demandé si une copie électronique ferait l’affaire.  Ça aura pris quatre ans…

Vous croyez que vous n’avez pas de pouvoir au plan environnemental?  Dites-le moi sans rire…

27 juillet 2010

Les Stentors: des jeunes représentent fièrement notre région

Mercredi dernier, grande déception pour nous.  Les Stentors de Sherbrooke mettent fin à leur période d’entraînement.  En effet, après trois semaines sur l’un de nos sites, le corps musical quitte pour prendre la route qui le mènera un peu partout aux États-Unis.

Dans la grande tradition des ensembles musicaux (clairons, tambours et trompettes – enfin je crois, excusez mon ignorance à cet égard), les Stentors parcourent l’Amérique du Nord pour performer dans plusieurs compétitions d’envergure.  Or, afin de parfaire leurs présentations, l’ensemble des artisans, membres et instructeurs ont pu profiter des emplacements de C-MAC.  Gestion Ressources Richer a ainsi mis à leur disposition ses installations intérieures et extérieures.

Et je me dois de témoigner du courage et de la persévérance dont ces jeunes ont dû faire preuve.  Ils ont pratiqué sur de longues heures, par des températures exceptionnellement chaudes.  Ils ont toute l’admiration de l’équipe Richer!

Nous nous ennuierons des répétitions qui ajoutaient de la musique à nos journées…

Meilleurs des chances à nos Stentors!

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23 juillet 2010

Des balles de tennis bien réutilisées

Je me présente cette semaine au terrain de tennis pour le cours de mes enfants.  C’est le chantier!  Les organisateurs sont à pied d’oeuvre pour préparer le Challenger Banque Nationale de Granby, qui se tiendra du 24 juillet au 2 août prochain.  Chapiteaux en érection, estrades dans les allées, tables et chaises empilées, c’est la jungle!

À côté de ces infrastructures, un petit objet capte mon attention.  Rien n’est encore vraiment installé à l’exception d’un contenant de plexiglas à l’entrée du bâtiment principal.  Il s’agit d’un contenant de récupération… de balles de tennis!  Original, non?

C’est une chose de les récupérer, c’en est une autre de faire quelque chose des matériaux récupérés.  Un préposé m’informe aussitôt que ces balles trouveront une seconde vie sous les pattes de chaises des écoliers du Québec.  Encore une fois, il suffisait d’y penser.  Comment en ai-je déjà acheté pour mes enfants?  Je ne les compte plus…

L’initiative, supportée par la Financière Banque Nationale, est un exemple parfait de développement durable qui allie environnement, économie et mieux-être social.  Des écoles peuvent ainsi bénéficier gratuitement de matériel réduisant le bruit en classe et favorisant un meilleur climat d’apprentissage.

Je trouve l’exemple intéressant pour quatre raisons:

  • il s’agit d’un projet qui touche réellement trois piliers, comme je viens de le mentionner, du développement durable
  • l’initiative de récupération origine d’un besoin d’utiliser la matière récupérée et non pas du problème engendré par son élimination(entendons-nous, les sites d’élimination de croulent pas sous le poids des balles de tennis)
  • la fameuse balle jaune, avec ses 2 500 ans pour se dégrader, n’est pas totalement inoffensive
  • finalement, l’utilisation faite des balles constitue du réemploi, préservant au maximum sa valeur et diminuant son impact environnemental (dû au broyage, conditionnement, transformation, etc.)

Encore une fois, je ne peux que me réjouir d’une telle initiative! 

Vous désirez vous aussi faire récupérer vos balles de tennis?  Vous trouverez ici la liste des sites pouvant le faire.

20 juillet 2010

Gérer ses poubelles: trop simple pour qu’on y pense…

Il semble que mon dernier article en ait amusé plus d’un.  Il se classe dans la catégorie « Keep it simple » ou encore « Pourquoi je n’y ai pas pensé avant… ».  Je songeais à cela hier soir et je me suis remémoré une visite que j’ai effectué chez un futur client (qui ne l’est jamais devenu finalement…) il y a de cela de nombreuses années.

Pour vous mettre en contexte, il s’agit d’un manufacturier de portes et fenêtres qui est scandalisé par la quantité de carton qu’il génère par ses opérations et qu’il jette.  Il souhaite donc me rencontrer pour évaluer le type de service et la grosseur du conteneur pour expédier ledit carton au recyclage.

Avant de lui faire une offre, avec son accord, j’effectue une visite de ses activités.  Il a suffit d’une vingtaine de minutes pour comprendre que le carton servait de protection entre chaque plaque de verre nécessaire à la fabrication des fenêtres.  Une fois le verre retiré, le carton est jeté et le chariot réutilisable retourné au fabricant.

Je pourrais m’arrêter ici et vous auriez deviné ma recommandation: réexpédier le carton à son fournisseur avec les chariots.  Un appel placé chez son fournisseur et ce client, qui n’est n’en a jamais été un, vous comprenez maintenant pourquoi, a économisé une somme appréciable en gestion de déchets, fait maigrir ses poubelles, diminuer les coûts de manutention à l’interne et permit de diminuer les coûts de son fournisseur.  Que souhaiter de plus?

Une règle d’or existe dans notre domaine: « Le déchet le moins coûteux est celui qui n’est pas produit ».

Cette histoire, comme bien d’autres, est savoureuse puisqu’elle met en évidence que les solutions les plus rentables sont parfois les plus simples…  Tout un chacun possède des exemples dans leur milieu de travail de solutions simples qui ont fait la différence. 

Curieux de nature, j’aimerais bien que vous les partagiez avec nous.  Laissez-moi un commentaire ci-dessous ou écrivez-moi à journal@gestionricher.ca .

19 juillet 2010

Un écran d’ordinateur qui n’en ai plus un…

Me promenant dans un événement public, cette fin de semaine, j’ai aperçu une curiosité. Des membres de la Maison des jeunes de l’endroit vendaient des produits à partir de matériaux récupérés. Colliers, bracelets, signets, et… des lits pour chats!

Le plus étonnant vient du fait que ces lits sont constitués d’un écrans d’ordinateur vidé de son contenu (ne laissant que le caisson de plastique) et d’un coussin de fauteuil redimentionné, et recouvert de tissu également récupéré. Pour compléter, il est joliment décoré de couleurs vives et de motifs variés.

Assurément, « Minou » bénificierait aussi de produits verts!

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16 juillet 2010

Arborescence, l’arbre en mots et en images

Il y a de ces projets qui vous vont droit au coeur.  Et il y a de ces personnes qui vous touchent profondément.  Depuis trois ans, je retrouve ces sentiments à travers les projets de Guylaine Larone et son dernier-né, Arborescence.

Dernier d’une trilogie, Arborescence est un recueil de photos et de textes qui mettent en évidence l’importance et la beauté de l’arbre dans notre environnement.

Inutile de s’éterniser sur une description qui sera de toute manière réductrice…  Vous pouvez vous procurer cette oeuvre à Sherbrooke à la librairie GGC et Archambault, et partout au Québec dans les librairies Renaud-Bray.

Guylaine Larone, instigatrice du projet, obtient du succès à tout ce qu’elle touche.  Il en est ainsi puisqu’elle sait leur donner du sens.  Une femme formidable…

Dans le cadre de son programme 3E (Entrepreneuriat, Environnement & Éducation), Gestion Ressources Richer a contribué à ce projet.  C’est une manière pour nous de mettre en valeur des thèmes qui nous sont chers, tout en supportant la jeunesse de notre région dans des activités qui les font progresser et s’épanouir.

Bravo à Mme Larone et toute l’équipe pour cette formidable réalisation!

13 juillet 2010

Récupérer le papier: créez-vous un casse-tête pour les recycleurs?

L’ancêtre du recyclage est le métal.  Mais l’emblème du recyclage, c’est le papier.  D’ailleurs, qui ne récupère pas encore ce qui était jusqu’à tout récemment le support #1 de l’information qui nous entoure…  (Si vous ne le faites pas encore, il est plus que temps de s’y mettre; on en a suffisamment discuté!)

Mais pour se donner des chances de récupérer plus, il faut que ce geste soit facile.  Et la facilité pour la récupération du papier, depuis quelques années, c’est de le mettre avec les autres matières (plastique, verre et métal).  C’est plus facile pour celui qui le met dans le bac, mais il en est autrement pour les entreprises qui le recyclent.

Le problème vient du fait qu’une fois les autres matières incluses dans le papier, il est très difficile de les ressortir par la suite.  La matière recyclable qui en résulte, de faible qualité, trouve difficilement preneur en Amérique du Nord.  Résultat: nous devons l’expédier en Asie!

Vous me direz: et toi, qu’est-ce que tu en penses?  Je suis très embêté…  Nous nous retrouvons face à deux choix:

  • ou il est plus facile de récupérer mais le papier se retrouve à l’autre bout de la planète
  • ou nous compliquons la tâche sur les lieux de travail pour fabriquer des produits recyclés chez-nous.

En fait, la réponse se trouve peut-être dans ce que vous générez.  Beaucoup de papier: séparé; peu de papier, mélangé.  Et vous, comment vivez-vous la récupération du papier dans votre organisation?  Est-ce compliqué?  Êtes-vous préoccuppés si votre matière est réellement recyclée après que vous l’ayez recupérée?

Je suis très curieux d’apprendre de vos expériences…

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9 juillet 2010

Canicule: comment adoucir l’insupportable

(voir Mise à jour ci-bas)

Ça ne fait plus aucun doute: la canicule fait partie de toutes les conversations.  Ne voulant pas demeurer à l’écart, j’y plonge moi aussi.

Bon, soyons clairs, on ne pas empêcher la canicule, et on ne peut pas tout mettre sur le dos des changements climatiques.  Mais pourrait-on mieux la vivre?

De fait, il existe quelques options qui permettent de diminuer l’effet de ce qu’on appelle les îlots de chaleur.  Les îlots de chaleur sont des surfaces qui ont la propriété d’absorber la lumière et de réémettre cette énergie sous forme de chaleur.  Ce phénomène amplifie de la sorte la température ambiante.

Vous en avez sans aucun doute tous fait l’expérience lorsque vous vous êtes trouvés sur une route par une journée chaude et ensoleillée.  C’est intense, n’est-ce pas?

Et nos milieux urbains en compte des centaines et de centaines de ces îlots de chaleur.  Stationnement, aires de circulation, toitures, tous contribuent à réchauffer l’air déjà trop chaud par les temps qui courent.

Comment les prévenir?  En construisant différemment, tout simplement!  Voici quelques exemples d’initiatives que pourraient tenir votre organisation:

  • Lors de l’installation ou de la réfection d’une toiture horizontale, installez une membrane blanche, ce que Soprema de Drummondville propose, qui réfléchit la lumière plutôt que de l’absorber.  Vous trouverez un exemple ci-contre.  Pour un toiture en pente, choisissez une couleur plus pâle que le traditionnel bitume noir;
  • Pour les plus audacieux, envisagez d’installer un toit végétalisé, comme l’a fait à son campus Longueuil l’Université de Sherbrooke .  Mais attention, il faut prendre ses précautions;
  • Photo: maison-eco-logique.com

    Faites comme Sobey’s pour son tout nouveau centre de distribution à Trois-Rivières: on y a décalé de quinze minutes le début d’un quart de travail par rapport à celui se terminant.  Ce faisant, cent des deux cents vingt-cinq places de stationnement n’ont jamais été aménagé.

  • Pour les zones de circulation occasionnelles, est-ce vraiement utlie d’y apposer des revêtement asphaltiques?

À court terme, nous n’y pouvons rien.  Mais par nos choix en matière de construction, à long terme, ne pourrions-nous pas adoucir cette chaleur?

Mise à jour:

Quelques chiffres sont éloquents pour appuyer l’impact des îlots de chaleur.  Ils sont tirés de un article paru dans Franc-Vert.  Les auteurs relatent que kes ilôts de chaleur peuvent provoquer une augmentation de 5 à 10 dégrés Celcius par rapport à la température environnante immédiate.  Pire, une surface noire peut atteindre une température au soleil 21 dégrés Celcius supérieure à une surface blacheé.

Coup de chaleur, problème de santé, formation de smog, la liste est longue pour se convaincre de repenser notre manière de construire…

6 juillet 2010

Coup de chapeau pour des gestes simples

Il y a des petits gestes qui passent inaperçus mais qui me donnent espoir dans l’avenir. À moins de se prendre pour un super héros, il est préférable d’apprendre à marcher avant de courir. Et cela est bien compris de plusieurs.

L’idée est simple: faire ce qui est à notre portée pour diminuer notre impact écologique. En cela, la Corporation de développement communautaire du Val-St-François fait figure, à mes yeux, de modèle. Dans le cadre de la tenue de son Assemblée générale annuelle, le 17 juin dernier, l’organisme a réalisé quelques mesures simples, concrètes mais efficaces. Ces mesures comprenaient en autre:
1- planter 12 arbres pour compenser les émissions de gaz à effet de serre attribuable au transport des participants ;
2- privilégier les courriels et les contenus informatisés ;
3- demander à l’établissement d’accueil de recycler et de composter ;
4- proposer des moyens de transport alternatif, le covoiturage en occurrence ;
5- miser sur l’achat de produits locaux.

Bien plus que les bienfaits environnementaux, ces gestes ont permis de conscientiser et sensibiliser les participants concernant ces enjeux.

Un impact négligeable, vous croyez…  Si chaque organisation tenant une assemblée générale adopte une telle attitude, imaginez un peu l’effet…  La CDC du Val-St-François, mon coup de chapeau du jour vous est destiné!