Archive for août, 2010

31 août 2010

Biodégradable ou compostable ?

Il existe beaucoup de confusion entre les sacs biodégradables et compostables.  Bien que ces termes semblent être des synonymes, il n’en est rien.  Voici ce qui les distingue et comment les reconnaître.  

Les sacs compostables sont généralement composés de fécule de maïs.  Pour être certifiés compostables, les sacs doivent se dégrader à la même vitesse et dans les mêmes conditions que les matières organiques et ne laisser aucun résidu. Les sacs compostables sont généralement certifiés par des organismes indépendants et comportent l’un des logos suivants.

 Le procédé de compostage dure généralement 6 mois.  Toute matière qui prend plus de temps à se dégrader devient un contaminant.  Bien sûr le compost est tamisé à la fin du procédé, mais la quantité de sacs de plastique rend tâche très difficile et très onéreuses. De plus, la présence de corps étrangers peut grandement compromettre la qualité du compost.

Les sacs (oxo)biodégradables sont fabriqués de polyéthylène, tout comme les sacs de plastique conventionnels, et comportent souvent le triangle de plastique numéro 2 ou 4. Un additif est simplement ajouté afin qu’ils se dégradent plus rapidement en présence de lumière (ou de chaleur) et d’oxygène. Ils prennent cependant plus d’un an à se décomposer complètement dans les conditions optimales.  Ils ne sont donc pas compostables. En fait, les sacs biodégradables offrent très peu de gains environnementaux : ils sont réutilisables pour un temps limité seulement; ils ne sont ni compostables, ni recyclables. Comment fabriquer des produits recyclés durables à partir de plastique biodégradable? C’est incohérent. Dans le site d’enfouissement, les sacs biodégradables ne se dégraderont pas non plus car les conditions nécessaires (oxygène et lumière) ne sont pas au rendez-vous.  Le seul avantage de ces sacs est que s’ils se retrouvent dans la nature, ils se dégraderont en quelques années plutôt qu’en 400 ans ! 

Seuls les sacs certifiés COMPOSTABLES sont acceptés dans les programmes de compostage municipaux.  Il est cependant recommandé de vérifier auprès de sa municipalité,  acceptent seulement les sacs de papier afin de limiter la confusion des sacs biodégradables.

30 août 2010

Nouvelle collaboratrice pour contribuer à vous informer

Nous sommes heureux de vous annoncer que nous aurons, à compter de demain, une nouvelle collaboratrice pour notre blog.  Il s’agit de Monique Clément, consultant bien connue dans la région des Cantons-de-l’Est.  Son expérience et son expertise au sein des organismes environnementaux, du monde municipal et des organisations en font une personne on ne peut plus qualifiée.

C’est un honneur qu’elle nous fait de contribuer au développement du contenu et à l’enrichissement des connaissances accessible sur notre lieu d’échange.  Mme Clément mettra donc à l’occasion son grain de sel, amenant des questions d’actualités environnementales et des points de vue tranchés sur la manière, entre autre, de gérer nos matières résiduelles.

Ne manquez pas ses articles, vous en serez sans aucun doute ravis!

Encore une fois, nous sommes toujours disponibles pour recevoir vos commentaires, questions et suggestions à l’égard du blog ou des sujets traités.

Bonne lecture!

27 août 2010

Notre voiture hybride: si c’était à refaire…

Comme entreprise, notre bulletin n’est pas sans tache.  Si vous saviez le nombre de véhicules à gros cylindré et de SUV qui y sont passés ces 15 dernières années…  Le moindre des mals, c’est à tout le moins d’en avoir pris conscience.

Soucieux de faire notre par pour réduire notre impact environnementale et de réduire, en particulier, nos émissions de gaz à effet de serre, nous avons entrepris des modifications dans la constitution de notre flotte de véhicules.  En 2005, nous avons fait l’acquisition d’une voiture Smart, produite par Mercedez.  Compact, moins énergivore, elle convient parfaitement pour les représentants qui devaient se rendre chez les clients.

De 2005 à 2007, nous avons opéré un vaste programme de rajeunissement de la flotte de camions munis de moteurs plus performants par rapport à leurs émissions.  Bon coup pour l’atmosphère, moins bon pour l’économie de ressources et nos poches!  Ces moteurs consomment près de 30% de plus en carburant.  Mais bon, qu’est-ce que l’on ne ferait pas pour…

Dernière venue, la voiture hybride.  Il y a effectivement un an, nous faisions l’acquisition d’une voiture de modèle Prius fabriquée par Toyota.  Avec une excellente performance à l’égard de la consommation, elle est nettement plus spacieuse et confortable (surtout pour les longs trajets) que le Smart.  Alors que cette dernière est clairement dédiée à une application urbain (elle devient désagréable à conduire sur l’autoroute, surtout par épisodes de grands vents), la Prius donne une meilleure performance dans une multitude d’application.

Bien sûr, vous le savez, Toyota a connu des difficultés depuis les derniers mois avec certains éléments mécaniques et de programmation.  Soyez rassurés: les petits inconvénients que nous avions pu connaître par rapport au freinage sur chaussée glissante ou fortement abîmée ont disparus suite à sa reprogrammation.

Le nerd de la guerre maintenant: est-ce rentable?  Les véhicules hybrides ont la réputation d’être plus dispendieux à l’achat que d’autres véhicules de même catégorie.  Alors, qu’en est-il?  Ma réponse est toujours la même: quelle ligne regardez-vous dans vos résultats financiers, celle du haut ou la dernière en bas?  Le fait est que selon l’application que vous en faites, l’achat pourrait ou ne pourrait pas se justifier.  Dans notre cas, le compte est bon, sur les 49 000km réalisés,avec une moyenne de 4,8 litres aux 100 km (nous avons fait jusqu’à 3,7 litres, mais nous devenions un obstacle sur la route pour les autres usagés…), nous avons épargnez près de 3 300 litres.  Le surcoût est déjà remboursé!

Après un an, si c’était à refaire?  Nous ferions la même chose, c’est clair!

26 août 2010

Le manufacturier de blocs vibrés Permacon face à LEED…

Le manufacturier de blocs vibrés destinés à la maçonnerie et à l’aménagement paysager, entre autre en activité à Sherbrooke, en Estrie, a produit une fiche permettant de connaître auxquels crédits peuvent s’appliquer l’utilisation de ses produits dans un projet LEED.

Rappelons-le, le programme de Leadership in energy and environmental design, ici sous la coupole du Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa), est un programme de certification considérant la conception et l’opération des bâtiments en lien avec des pratiques adéquates sur le plan environnemental.

24 août 2010

Le prix du public divulgué aux Jardins réinventés de la St-François

Lauréat du prix Desjardins, l’oeuvre de Guillaume Tardif s’est attirée la faveur du public. Voici un extrait du communiqué expliquant la signification que l’artiste a voulu lui donner.

Pousse vers…
L’empreinte digitale, c’est la représentation ultime de l’individualité, une notion sacrée dans nos sociétés occidentales. Dans ce jardin sculptural, je m’approprie le motif de ces sillons minuscules pour évoquer les liens qui existent entre les gestes que nous posons au quotidien et leurs impacts sur le territoire que nous habitons.

Gestion Ressources Richer est très fier d’avoir contribuée à la tenue de cette activité.  Pour ceux qui habitent la région, vous pourrez apprécier les créations artistiques en nature jusqu’au 29 août prochain.

Nous préparons à présent le démantèlement des oeuvres en vue de les récupérer. Le bois, notamment, se trouve en abondance dans plusieurs des installations. Nous saurons lui trouver une seconde ou même une troisième vie…

Bravo à tous les artistes participants!

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20 août 2010

Une manière de « jouer » à récupérer…

Il faut parfois être créatif pour susciter l’intérêt dans un programme de récupération.  Vous trouverez ici une manière de rendre le geste ludique.

Reste à voir: est-ce que cela pourrait devenir une source de motivation ou de distraction?  Autre débat…

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17 août 2010

Après la mer, il trouve une deuxième vie sur terre

Cette fois-ci, moins de mots et plus de références. Bien que notre entreprise trouve l’essentiel de son existence dans le recyclage, j’ai un petit faible pour ceux qui parviennent à « éliminer l’élimination » de leurs déchets en n’en générant plus ou encore en réemployant les objets sous leur forme originelle.

Les conteneurs de transport maritime ont démontré plus d’une fois leur capacité à remplir d’autres fonctions après leur carrière à sionner les mers. Entreposage, murs de bâtiment (on peut en voir un spécimen à Richmond sur la route 116) ou bâtiment en soi, les exemples sont multiples.

Lors du Mondial de soccer, au début de l’été, la corporation de vêtements et d’équipements sport Puma a élu domicile dans le port de New-York. Une boutique éphémère qui loge précisément dans des conteneurs maritimes.

Nous avons aussi trouvé un exemple d’habitation fait à partir des mêmes matériaux. Il en existe bien d’autres, notamment ici au Québec que vous trouverez sur le web par votre moteur de recherche. Une entreprise (Idéakit) en a même fait sa raison d’être.

Dernier exemple, le spectacle chevalin à grand déploiement Cavalia, qui a fait un arrêt à Brossard pour l’été, a trouvé bon usage pour ces équipements. De fait, deux immenses enseignes bordent les autoroutes 10 et 30. Elles sont composées chacune de six conteneurs empilés formant une « tour » de plus de 15 mètres de hauteur! Simple, économique mais redoutablement efficace!

Laissez-vous aller à votre créativité, mille façons existent pour mettre en valeur ce qui aurait dû être un rebut.

10 août 2010

Négligez votre responsabilité environnementale et vos clients vous la rappelerons!

Il est loin le temps où les clients et la communauté en général fermaient les yeux sur quelques erreurs d’entreprises, notamment sur le plan environnemental…  Il est désormais clair que le comportement des sociétés sur le plan éthique, social et environnemental est épié, jugé… et sanctionné.

Jusqu’à hier encore, je prenais cette réalité avec une part de scepticisme, mais deux nouvelles me convainc désormais qu’il s’agit désormais d’une donne essentielle.

Sur notre site Twitter, il y a quelques semaines, nous évoquions la tentative de l’organisme Corporate Ethics International de ternir la réputation de l’Alberta et de dissuader les étrangers d’en faire une destination vacances, via la parution d’un document vidéo évocateur.  « Un cri sourd dans une mer de paroles », me suis-je dit.  Or, les résultats d’un sondage Angus Reid, relatés par Radio-Canada, révèle que la moitié des quatre mille répondants du Canada, des États-Unis et de l’Angleterre ayant l’idée de se rendre éventuellement dans le royaume du pétrole canadien auraient effectivement reconsidérés leur choix!  Le coup a porté…

Autre nouvelle: des spécialistes financiers se questionnent sur la capacité pour BP de retrouver une valeur boursière intéressante, en grande partie influencé par… sa réputation et sa notoriété!  Être un génie de la finance ne suffit plus?

Un autre exemple?  On se rappelle d’American Apparel, une entreprise de Montréal, qui s’est vu mêlée à une affaire où de nombreux travailleurs de ses ateliers de Californie auraient démissionnés, craignant les inspecteurs fédéraux états-uniens afin de vérifier leur statut.  Vrai ou faux, l’histoire marque.

Je peux vous parler nos difficultés connues de 2004 à 2006 avec certains débouchés pour les matières recyclables et du rodage d’équipements, occasionnant l’accumulation subséquente de stocks importants, visibles des voies routières.  Nous avons eu à faire face à de nombreuses critiques de la part de citoyens, de clients et d’élus.  Cet épisode a créé des tâches indélébiles.  Ce temps est révolu et pourtant nos échanges avec certains de nos interlocuteurs sont encore teintés de suspicions sur nos projets à venir.

À défaut de prévenir, vous exposez votre entreprise à des crises qui pourraient avoir des conséquences à très long terme…  L’environnement et l’aspect sociale de nos activités ne se traitent plus en terme de gestion de crise, mais bien en terme de planification structurée.  Sinon, il se trouvera des gens pour vous le rappeler…

6 août 2010

Plaidoyer pour soutenir la culture dans notre communauté

Cet article ressemble plus à une publicité, mais je l’assume complètement!  Je crois à cette cause et j’en parle sur toutes les tribunes.

L’été est bien entamé et j’ose espérer que vous avez su jusqu’à présent en profiter.  Septembre amène aussi son lot de belles journées et demeure un bon moment pour festoyer.

Pour cette raison, à titre de président d’honneur, je vous invite à participer à la dégustation Bières et saucisse de la Maison des Arts et de la Culture de Brompton qui se tiendra le 9 septembre prochain.  Il s’agit d’une excellente occasion d’élargir vos connaissances culinaires et brassicoles québécoises tout en vous amusant.

Une belle occasion pour goûter le plaisir, certes, mais aussi pour soutenir la vocation et les projets de la Maison des Arts et de la Culture qui est le reflet des manifestations culturelles à Sherbrooke.

La culture et l’environnement?

Imaginez une seconde une société sans musique, sans écrit, sans image, sans télévision, sans films, sans œuvre…  Impossible!  La culture est la plus parfaite expression de notre identité, de ce que nous sommes.  Nous devons la soutenir et je me suis fait un devoir d’encourager ce lieu magnifique, situé dans notre localité, qui s’y consacre.  Je vous invite donc à en faire autant.

Vous vous demandez certainement quel est le lien entre la culture et l’environnement ou le développement durable?  Il est important et fondamental.  Je n’ai vu nul part une solution à un problème social ou environnemental être ébauchée et réussir sans qu’elle ne tienne compte de la population dans laquelle on l’applique.  Autrement dit, le succès d’initiatives en développement durable dépend en grande partie de la prise en compte de l’identité de ceux qui les vivront.

Corinne Gendron définit toute démarche de développement durable selon ces trois volets:

  • le mieux-être (social): l’objectif de la démarche;
  • l’activité économique: le moyen (les ressources pour la réaliser);
  • et la préservation de l’environnement: la condition (les balises à considérer)

À ceci j’y ajoute ma touche personnelle…

  • la culture: la manière (les modes d’intervention)

La chose en simple: pour un même problème, toutes choses étant égales par ailleurs, deux sociétés trouverons deux issues différentes.  La différence? La culture.  En faire abstraction nous mène assurément à l’échec.  Cela vaut à l’échelle d’un pays, d’une région, d’une ville ou même d’une organisation…

Vous comprenez pourquoi un plaidoyer en faveur de la culture vivante est, pour moi, un plaidoyer en faveur d’un développement plus harmonieux de notre société.

Je souhaite sincèrement vous compter parmi les nôtres le 9 septembre prochain.  Votre présence est un message fort en faveur de la vigueur de l’activité culturelle de notre ville.

3 août 2010

Les villes les plus vertes du Québec

Le CIRANO, groupe interdisciplinaire de recherche qui s’intéresse à l’environnement, publiait récemment un rapport sur les villes les plus « vertes » du Québec.  Comme tout bon classement, celui-ci a fait réagir, tantôt pour se féliciter, tantôt pour s’en étonner.  Il suffit de lire les extraits d’articles dans toutes les régions du Québec pour s’en convaincre.  Quoiqu’il en soit, bien peu sont demeurés indifférents.

Le classement regroupe 25 villes du Québec.  Vous pouvez avoir accès au rapport complet et à la liste sommaire du classement.  Fait intéressant, les auteurs n’ont pas analysé seulement des critères environnementaux.  Ils y ont fait état de paramètres socio-économiques.  Ceci réflète mieux la notion même de développement durable.  Vous serez d’ailleurs d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas tout d’avoir une ville propre et qui préserve ses ressources, aussi faut-il y trouver une certaine qualité de vie…

Je ne m’éterniserai pas sur les résultats, vous êtes assurément capable de tirer vos propres conclusions.  Mais comme à l’habitude, il s’y trouve des remises en question (sur l’initiative elle-même).  On ne s’en tirera jamais, suffit de penser un classement des institutions d’enseignement du Magazine l’Actualité.

Je l’ai mentionné récemment sur un groupe de discussion, il faut, à mon avis, le prendre pour ce qu’il est, ou plutôt pour ce qu’il peut être.  Loin d’en faire une compétition entre villes et de s’appliquer à en suspecter les moindres défauts méthodologiques, l’exercice demeure tout de même intéressant.

D’une part, l’étude met en lumière les forces qui nous caractérisent et, d’autre part, nous pointe les éléments sur lesquels nous pourrions intervenir. Exemple: plutôt que de prendre notre dépendance à l’automobile (dans les villes périphériques) comme une fatalité, voyons comment nous pourrions développer notre modèle de mobilité durable. Des quartiers avec plus de services de proximité?  Un meilleur arrimage intermodal avec le transport en commun?  Une sorte de « Cocktail transport » comme le proposait Équiterre il y a déjà quelques années?

L’exercice le plus exigeant demeure celui de se comparer à soi-même… et de trouver des solutions pour soi-même. On peut bien rêver d’un métro pour « scorer » comme Montréal… Ou encore d’un tramway comme le veut Québec… Mais nous n’avons ni les mêmes enjeux, ni les mêmes dirigeants!

Le gâteau ne va lever qu’avec notre propre recette…  Et peut-être chacun de vous avez entre les mains des ingrédients.  Partagez-les!