Archive for septembre, 2010

30 septembre 2010

Uniboard vante les mérites de ses produits face à LEED

Par le choix que nous faisons dans l’achat de matériaux de construction, il est possible de discriminer ces derniers selon leurs vertus plus ou moins écologiques.  LEED sert en ce sens d’un cadre de référence et les manufacturiers tentent d’y répondre.

C’est dans cet esprit que l’entreprise Uniboard présente les critères auxquels répond sa ligne de MDF (Medium density Fibers) et qui permettent d’obtenir des crédits en vu de la certification du bâtiment.  Vous pouvez accéder à ce tableau ici.

Vous trouverez par ailleurs sur le site internet de l’entreprise tous les produits qui peuvent contribuer à l’obtention de crédit.

Fait intéressant, Uniboard propose des panneaux de particules sans urée-formaldéhyde, produit mis en cause pour des problèmes de qualité de l’air dans les bâtiments.

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28 septembre 2010

Que faire du styromousse ?

Le styromousse offre une excellente protection mécanique et iso thermique. Il est léger, ce qui rend son transport économique et il a un très bon rapport qualité prix. Tous ces avantages lui confèrent une grande popularité.

Toutefois, ce matériel a le défaut de ses qualités : Il est constitué de 98 % d’air et est difficilement compressible. Sa légèreté le rend très dispendieux à transporter vers les lieux d’élimination. Il prend beaucoup de place dans les sites d’enfouissement et il a une durée de vie presque éternelle. De plus, il a une très faible valeur sur le marché de la récupération où il trouve difficilement preneur. L’unique recycleur de styromousse au Canada, situé en Ontario, a d’ailleurs fermé ses portes il y a quelques années.

Alors que faire de cette montagne de styromousse ?

Basé sur le principe des 3R, on peut d’abord tenter de l’éviter (réduction à la source) ou de le réutiliser. Mais selon les quantités générées, ces approches ne sont parfois pas suffisantes. Peut-on alors envisager le « R » de la récupération ?

Le génie humain a développé une technologie pour le densifier. Il suffit de mettre le styromousse dans la machine qui le granule et le chauffe pour ensuite l’extruder en un boudin de polystyrène. Cet équipement permet de réduire le volume de 90 %. Il existe différents modèles qui s’adaptent à des besoins de toutes tailles. L’entreprise Recycle Tech qui fabrique ces équipements est située au New-Jersey et dessert également le Canada. De plus, l’entreprise achète tout le polystyrène densifié qui sort de la machine. Une solution rêvée! À quel prix ? À vous de vérifier.

Par Monique Clément,  BSC. DGE
     Conseillère en environnement

23 septembre 2010

«Par où commencer?»

En entrevue avec des journalistes, en rencontre avec des clients, en discussion avec une nouvelle connaissance, la question est sur toute les lèvres: «Récupérer, je suis bien d’accord, mais comment débuter?».

Simpliste?  Au contraire, la question est bien légitime!  La pression est de plus en plus forte de la part des employés et des clients notamment pour récupérer; aussi bien le faire correctement.  Correctement, oui, mais nous devons nous donner le droit à l’erreur.  Après tout, vous ne pouvez pas faire pire: vos déchets étaient jetés!

Dans les faits, il n’y a pas de recette miracle.  Voici néanmoins des pistes qui peuvent vous aider:

  1. Définissez clairement les raisons qui vous poussent vers une gestion plus étroite de vos matières résiduelles.  Pour vos clients?  Pression des employés?  Réduction de coûts?  Bonification de l’image corporative?  Vous aurez éventuellement à faire des choix.  Aussi bien établir immédiatement vos critères décisionnels…
  2. Faites un inventaire de ce que vous générez comme matières résiduelles.  Quelle(s) matière(s) générez-vous?  En quelle quantité?  Dans quel site, département ou bâtiment?
  3. Débroussaillez le terrain.  Quel projet prioritaire désirez-vous mettre de l’avant?  Ne tentez pas de tout faire à la fois.  Lequel vous ferez potentiellement économiser le plus?  Lequel provoquerait le moins de résistance au changement dans votre organisation?  Ah oui: un ou deux projets.  Apprenez à marcher avant de courrir…
  4. Choisissez vos alliés.  De quelles ressources disposez-vous à l’interne?  Quelles organisations peuvent vous supporter (consultants, transporteurs, récupérateurs/recycleurs, fournisseurs)?
  5. Vous savez à quoi vous attendre.  Faites-en un projet.  Utilisez toute la rigueur requise pour la gestion de projet.  Planifiez, implantez, et surtout contrôlez!  Vos résultats seront à la hauteur de la discipline qui vous y consentirez.

En résumé, il s’agit de connaître sur quoi devez-vous travailler, avec quoi allez-vous le faire, comment et dans quel ordre allez-vous le faire.  Vous faites dans vos organisations respectives des masses de projets.  Rien de très différent, sinon que vous prendrez peut-être goût à vous occupez de vos poubelles…

21 septembre 2010

Couleur recyclage: tous les goûts sont dans la nature

Notre sondage mené depuis quelques semaines visaient à orienter notre choix sur la couleur que nous devions utiliser pour nos conteneurs.  L’idée était de trouver la couleur la plus « intuitive » lorsque viendrait le temps de déposer un objet recyclable dans un conteneur.

Nous laisserons le formulaire en ligne quelques jours, mais pour l’essentiel, nous travaillerons avec les résultats déjà obtenus.  Notre conclusion: rien de concluant!

C’est un peu fort, mais il n’en demeure pas moins que les résultats ne tirent une ligne très nette sur la couleur dominante.  Bon, soyons clairs, le sondage n’a pas recueillis 1 000 répondants (loin de là)…  Sa marge d’erreur est probablement impressionnante.   Mais jouons tout de même à l’analyste, juste pour le plaisir.

Alors que l’on aurait pu croire, par exemple, que le vert s’impose, il n’a été choisi comme couleur préférée que pour le tiers des répondants.  C’est le bleu qui s’est vu attiré la faveur du plus grand nombre, dans une proportion toutefois dépassant à peine les 50%.  L’orange et le rouge fermaient la marche.

Même si ces résultats peuvent être étonnants de prime abord, il est clair que les perceptions et les expériences passées des répondants y sont sans doute pour beaucoup.  Le vert est effectivement associé à l’environnement.  Après tout, voit-on le Ruban de Möbius (sigle du recyclage) autrement qu’en blanc, noir ou vert?  En contrepartie, les objets usuels dédiés à la récupération influencent les réponses.  Ainsi, plusieurs municipalités de l’Estrie ont opté pour le bleu à l’implantation des programmes de collecte, il y a plus d’une vingtaine d’années.  C’est ce qui explique peut-être les résultats.

Alors, tous vers le bleu?  Eh bien dans la région des Bois-Francs, le choix s’est fait sur le vert.  Pas de solution absolue!  On s’entend au moins pour dire que le noir n’évoque pas le recyclage…

Alors, que fera Gestion Ressources Richer?  Nous y songeons encore un peu, mais il y a fort à parier que nous peinturerons notre flotte dans les mêmes proportions que les résultats du sondage.  Pas d’accord?  Pourquoi?  Il faut bien s’amuser un peu!

7 septembre 2010

Nous détestons faire comme les autres!

Il faut bien l’admettre, notre secteur d’activités ne carbure pas aux innovations comme le ferait par exemple les technos.  Néanmoins, pour nous, faire toujours la même chose, c’est l’ennui!   Nous avons bien introduit la collecte systématique du carton, puis de la collecte sélective, puis encore celle du compostage il y a de cela quelques années dans les industries, commerces et institutions de la région, mais depuis, plus rien.  En tout cas, rien de neuf.

Le secteur de la construction et de la rénovation, lui, n’a pas non plus été choyé par notre originalité.  Il y a dix ans (à quelques mois près), nous construisions le premier centre de tri en Estrie pour récupérer les matériaux.  Le but: ne rien changer sur le chantier…  C’est bien, mais il est sûrement temps de faire mieux.

Un constat et deux conversations m’ont convaincu qu’il était précisément temps de changer:

  • Les entrevues menées auprès de nos clients entrepreneurs démontrent clairement qu’ils subissent une très forte pression pour réduire leurs coûts et améliorer leur image verte.  Nous avons certainement un rôle à jouer;
  • Un client m’appelle ce printemps pour me demander s’il pourrait récupérer sur le chantier.  Les clients n’apprécient pas voir qu’ils font des efforts pour récupérer leurs déchets d’un côté, et que de l’autre, de pleins conteneurs sont expédiés directement (du moins en apparence) directement à la décharge;
  • Un entrepreneur, quelques semaines plus tard, m’exprime toute la frustration qu’il ressent de mélanger dans un conteneur des matériaux qui ne l’étaient pas sur le chantier.  Et pour rajouter l’insulte à l’injure, je lui facture plus cher ses matériaux pour… les démêler!

Et que ceux qui disent que les mentalités ne changent pas…

Nous débutons donc ces jours-ci une expérience.  Nous partons de l’hypothèse que certaines matières seraient mieux récupérées au chantier ou en industrie et que les efforts seront compensés par la valeur des matières récupérées.  Et surtout, nous croyons que les entreprises veulent récupérer.  Résultat: à partir d’un modèle d’un de nos fournisseurs, nous avons conçu un prototype de conteneur à deux compartiments.

Ce prototype est déjà en essai sur le seul chantier convoitant l’accréditation LEED à Sherbrooke, et cinq répliques sillonneront la région au cours des prochains jours pour recueillir les impressions des usagers.

Est-il adapté? Saura-t-il intéresser d’autres marchés?  Est-ce une réponse au client de nos clients?  Sont-ils de la bonne couleur?  (Les prototypes viendront en vert, bleu et rouge…)  Les prochains mois nous le dirons.

Et vous, qu’en pensez-vous?  Comment voyez-vous cette solution?  Vos commentaires seront analysés en détails.  Après tout, un jour ou l’autre, c’est vous qui l’utiliserez, non?

3 septembre 2010

Actions durables: l’exemple de Patagonia

On en entend souvent parler, on le voit moins fréquemment, les entreprises, chacune à leur manière tente de réduire leur impact sur l’environnement. 

Patagonia,  poussé par la vision d’Yvon Chouinard, son fondateur, tente depuis longtemps de réduire son empreinte écologique.  Cette prémisse se base sur le fait que moins la nature sera préservée et moins les gens pourront en jouir et faire des activités de plein-air, le marché premier de Patagonia.  Le livre écrit par M. Chouinard reflète très bien cette philosophie.

Cette volonté s’exprime dans une multitude d’actions prises par l’entreprise, entre autres dans la conception de leur centre de distribution au Nevada.  Le document vidéo qui suit en fait état.

Vous trouverez dans la section Environnement du site corporatif les actions prises à tout égard pour soutenir des causes environnementales et leur implication, entre autre, dans le programme « 1% pour la planète ». Un belle source d’inspiration!

Que ferez-vous pour nourrir votre démarche vers le développement durable. À l’exemple de Patagonia, il y a de quoi bonifier vos propres actions…