Archive for octobre 14th, 2010

14 octobre 2010

Penser plus loin que le bout de son… chantier!

(Adapté d’un article que j’ai écrit pour le trimestriel La Roulotte, ACQ-Estrie, été 2010)

En consultant la documentation du Conseil canadien du bâtiment durable en lien avec les exigences pour l’obtention de la certification LEED, je trouvais qu’on en faisait un peu beaucoup en demandant de contrôler complètement les sédiments et les poussières au périmètre d’un chantier.  Mais à l’évidence certains entrepreneurs pourraient y gagner à le lire.

Pourquoi?  Parce ce que j’ai eu l’occasion d’en faire l’expérience dans ma localité.  Je vous explique.  Je me trouve sur un terrain de soccer avec mon fils un mardi soir, en compagnie de 125 autres jeunes et au moins autant de parents.  En face, des travaux de démolition avaient garnis la route de terre et de poussière de béton.  Première erreur.  Pour y remédier: opération nettoyage avec le balai mécanique.  Deuxième erreur.  Je ne sais pas si vous avez déjà vu un balai mécanique qui n’arrive pas à filtrer la poussière qu’il ramasse?  Il l’expulse dans un immense courant d’air au dessus du camion sur une hauteur de six mètres, créant un nuage… de poussière, évidemment.

Et bien, il fallait voir la scène : 250 personnes (dont des enfants, je l’ai dit) littéralement aspergées de poussière.  À l’évidence, le remède était pire que le malaise…

Je me répète, le développement durable c’est trois piliers : assurer notre bien-être collectif (social) par nos activités (économique) sans compromettre notre capacité à le faire dans le futur (environnement).  Et se préoccuper de la santé du voisinage, c’est faire du développement durable!  Vous le savez, l’essentiel des maladies pulmonaires trouvent leur origine dans des facteurs environnementaux.

Bon, enfin, voici une belle occasion de s’améliorer…  Je conçois parfaitement que le défi est de taille.  Mais à défaut de pouvoir prévenir tout problème, il est de notre responsabilité d’en limiter les effets.  Peut-être suis-je un peu trop épidermique à cet égard, mais ne doit-on pas se soucier de la santé des travailleurs ET des citoyens?