Archive for novembre, 2010

30 novembre 2010

Et cinq ans après, toujours aussi vert?

Il y a cinq ans, l’Université de Montréal marquait le pas en s’engageant dans une démarche d’accréditation LEED pour le Pavillon Lassonde à Montréal. Voici un reportage sur les éléments-clés de la conception de ce bâtiment qui a ouvert la voie.

Ce document donne toutefois peu de renseignement sur les performances obtenues, chose qui aurait été utile pour nous… Vous y trouverez néanmoins quelques concepts intéressants.

Je tiens à lever mon chapeau à l’Université de Montréal qui a assumé son leadership en la matière et qui a intégré à sa mission un volet environnemental fort. Aujourd’hui, plusieurs universités québécoises s’engagent et travaillent à obtenir une telle accréditation pour leurs projets d’infrastructure.

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25 novembre 2010

10 priorités pour bâtir vert

Petite découverte que j’ai faite  cette semaine…  Je vous la partage comme il s’agit, selon moi, d’une réflexion intéressante lorsque nous abordons la notion de bâtiment vert.

Je vous transmets une traduction libre et approximative.  Excusez à l’avance les petits écarts…  Le contenu provient de la section blog du site BuildingGreen.com .  Il est écrit par Alex Wilson de la firme Building Green, Inc.  Vous trouverez les détails et les explications de chacune des priorités énoncées en cliquant sur les liens inclus dans le texte.

Voici donc les priorités émises par M. Wilson:

#1. Réduisez l’utilisation de l’énergie
#2. Réduisez l’utilisation d’eau
#3. Assurez-vous de créer un environnement intérieur sain
#4. Réduisez la nécessité des déplacements (motorisés)
#5. Construisez plus petit et optimisez l’usage des ressources
#6. Assurez-vous de la pérennité des bâtiments existants et des usages prévisibles
#7. Protégez et restaurez le site d’implantation
#8. Privilégiez des produits « verts »
#9. Créez des bâtiments adaptés et adaptables aux conditions et changements climatiques
#10. Rendez l’utilisation de l’édifice aisée

Bonne lecture et n’hésitez pas à réagir ici!

22 novembre 2010

RECYC-QUÉBEC disparaît !

Recyc-Québec célébrait cette année ses 20 ans d'existence. Son rôle sera-t-il repris et assumé par le MDDEP?

Après 20 ans d’existence, la Société québécoise de récupération et recyclage sera abolit le 1er avril 2011. Ses activités seront transférées au ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et les surplus accumulés de 40 M$ seront versés au Fonds vert. Tous les revenus et sommes perçus par RECYC-QUÉBEC seront également transférés dans ce Fonds. Cette décision découle d’une orientation gouvernementale visant à accroître l’efficacité de l’État et à réduire ses dépenses. On évalue que cette restructuration permettra de réaliser des économies annuelles récurrentes de 2 M$.

RECYC-QUÉBEC a été créé en 1990 dans le but de promouvoir, développer et favoriser la réduction, le réemploi, la récupération, le recyclage et la valorisation de contenants, d’emballages et de produits. On doit dire qu’on a beaucoup évolué en 20 ans. Alors qu’en 1990 les programmes de récupération commençaient à peine à se développer, la récupération fait maintenant partie des habitudes de tous les Québécois (ou presque). Au cours des 20 dernières années, RECYC-QUÉBEC a développé une foule de programmes pour promouvoir la récupération. Ces programmes n’ont pas toujours donné les résultats escomptés dans les délais voulus, mais ils ont certes permis aux québécois de faire des pas de géants.  

A-t-on besoin d’un organisme dédié?

Des pour…

Il est clair que RECYC-QUÉBEC a joué un rôle important au cours des dernières années, mais comme les programmes de récupération sont maintenant bien rodés, il y a lieu de se questionner si cette société d’État a toujours sa raison d’être. Il est possible que cette restructuration apporte effectivement une efficacité accrue. Par exemple, les données d’enfouissement sont actuellement compilées par le MDDEP alors que celles de la récupération le sont par RECYC-QUÉBEC, chacun ayant développé son propre formulaire et logiciel. Il y a là du dédoublement qui, je l’espère, disparaîtra avec ce nouveau mariage. De plus, le partage des rôles et responsabilités entre le MDDEP et RECYC-QUÉBEC n’est pas toujours clair, si bien que dans certains cas on se retourne la balle. Finalement, comme la nouvelle Politique de gestion des matières résiduelles intègre des objectifs qui rallient les changements climatiques et le développement durable, il semble qu’un regroupement au sein d’un même ministère soit une décision logique. 

…et des contre

Toutefois, bien qu’on nous assure que les programmes et activités de RECYC-QUÉBEC se poursuivront au sein du MDDEP, il y a tout même un danger que la gestion des matières résiduelles devienne un dossier parmi tant d’autres et qu’on lui accorde moins d’intérêt et de ressources. Bien que la récupération fasse partie de notre quotidien, il suffit parfois d’une baisse de garde pour retourner à de vieilles habitudes. Nous devons donc demeurer vigilants afin que ce dossier ne tombe pas aux oubliettes. N’oublions pas que malgré l’évolution du recyclage, nous enfouissons toujours autant de déchets qu’il y a 20 ans!

Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

  

La parole est à vous:  Recyc-Québec disparaît…  Pour ou contre?

16 novembre 2010

Comment récupérer en Estrie?

Je donne ce matin une conférence en compagnie concernant les stratégies de gestion des matières résiduelles dans un contexte estrien.  J’ai, pour l’occasion, l’honneur de partager la parole avec Pierre Barnabé de l’entreprise Garlock, et Antoni Daigle, du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.  Cette rencontre organisé par la MRC Memphrémagog, est destinée aux PME de la région afin de les sensibiliser aux possibilités qui existent en ce domaine.  De plus, ils seront informés sur le programme «ICI on recycle!» piloté par Recyc-Québec.

J’ai cru bon, pour l’occasion, vous faire part de la version abrégée de ma présentation.  Pour les nuances de mes propos et les détails… il fallait y être!  Hi! Hi!  (Je ménage ainsi mes chances d’être réinvité; sinon, tout le monde attendrait mes présentations sur le net, non?  J’aime bien vous écrire, mais j’aime surtout vous voir…)

Question, commentaire, suggestion? Toujours avide de vous lire!

11 novembre 2010

Starbucks: concevoir des cafés «verts»

Des cafés «verts»?  Comme du thé vert?  Pas du tout.  On parle ici de bâtiment, de brique et de mortier…

Voici de quoi plaire à un de nos lecteurs, Philippe, un mordu de Starbucks.

C’est bien connu, les cafés Starbucks sont reconnus pour leur engagement envers l’environnement.  Recyclage des tasses à café, compostage, économie d’eau, etc.  Mais leur intention de réduire l’impact de leurs activités va bien en amont, avant même d’ouvrir leur boutique.

La capsule qui suit montre la démarche que Starbucks a entreprise pour concevoir un café (le lieu et non la boisson en tant que telle), en s’appuyant sur la certification LEED comme cadre de réflexion.

9 novembre 2010

Lettre ouverte au Ministre Gignac

M.  le Ministre Clément Gignac,

MDEIE, Québec,

Je tiens dans un premier temps à vous remercier de l’invitation qui nous a été faite de participer, hier, à votre escale sherbrookoise de la tournée «Vers une stratégie de l’entrepreneuriat».  Vous aurez pu le constater, l’Estrie possède des forces vives pour mettre en valeur la culture entrepreneuriale et l’entrepreneuriat.    Toutefois, beaucoup reste à faire et soyez assurés que la situation me préoccupe au plus haut point.

Les statistiques le démontrent, le Québec performe peu et performe mal en la matière.  Taux de survie des entreprises inférieur et intention d’entreprendre à la moitié de ce que l’on retrouve dans le reste du Canada ne sont que quelques exemples.  Mais, au-delà des chiffres, il y a une réalité : le tissus social du Québec s’altère.  Entreprendre, ce n’est pas qu’avoir une entreprise.  C’est bien plus large.  La vigueur d’un peuple depuis la nuit des temps se fonde sur sa capacité à se réaliser, à prendre des initiatives pour améliorer son sort…  Les résultantes sont une meilleure cohésion et solidarité sociale, une meilleure capacité d’adaptation et une amélioration de nos conditions de vie, économique certes, mais aussi sociale et environnementale.  Il nous faut des entrepreneurs partout!

Tiré du document «Vers une stratégie de l'entrepreneuriat», MDEIE

Sachez que j’admire votre démarche.  Mais dans un contexte de restriction budgétaire, je conçois que la tentation pourrait être forte de s’en tenir à bouger quelques pions sur l’échiquier.  Je vous exhorte à être créatif dans l’élaboration prochaine de votre stratégie.  L’entrepreneuriat n’est pas une question économique.  C’est une question de valeur sociale, rien d’autre.  Bien sûr, nous devrons consacrer des ressources pour appuyer des initiatives, mais le travail le plus ardu à accomplir sera de faire transcender vos bonnes intentions à travers tous les ministères, et au premier chef, celui du Travail et de la solidarité sociale.  Et encore davantage au Ministère de l’Éducation…

Nous ne serons capables de relever les défis que l’avenir nous réserve que si notre société est innovante, créatrice et capable d’assumer sa destinée.  Et ceci ne peut se faire que si nous sommes mus par des valeurs entrepreneuriales.  J’ai eu la chance, dans ma jeunesse, d’être immergé par ces valeurs.  Et c’est ce qui m’a donné le goût de faire ce que je fais aujourd’hui, d’avoir mon entreprise, créer des solutions pour notre localité, s’impliquer dans l’essor de notre secteur d’activités, dans le système scolaire de mes enfants, dans les activités de ma localité…  Il faut que chaque enfant, dès l’âge primaire, ait l’occasion d’être intimement en contact avec ces valeurs.  Nous permettrons à notre jeunesse d’édifier leur confiance en soi, leur vision, leurs buts et la réalité dans laquelle il veulent vivre.  Je vous invite, M. le Ministre, à consulter les travaux d’une enseignante d’exception, Mélanie Custeau, comme quelques autres, qui trace à mon avis la voie en cette matière. 

Nous ne partons pas à zéro, loin de là.  Nous possédons comme québécoise et québécois cette fibre qui nous a permis de faire ce que notre peuple est aujourd’hui.  Mais ce potentiel doit être exposé à des catalyseurs.  Je plaide pour que la société québécoise devienne un véritable incubateur entrepreneurial.  D’autres sauront beaucoup mieux que moi comment accomplir cette lourde tâche, mais vous aurez accès à toute mon énergie pour réaliser à l’école, dans nos famille et dans le milieu du travail cette révolution.

Merci encore pour votre engagement!

Sébastien Richer, entrepreneur

************* Fin de la lettre ***************

Prenez quelques minutes pour consulter le guide de discussion.  Les chiffres sont frappants!

Vous partager ma préoccupation face à l’avenir de l’entrepreneuriat et, de manière plus large, l’émancipation des valeurs entrepreneuriales pour notre avenir, n’hésitez pas à vous faire entendre!

4 novembre 2010

Votre voiture sur votre toiture…

Depuis deux ans, les véhicules qui empruntent la route 116 entre Victoriaville et Plessisville roulent sur du bardeau recyclé!

Piloté par le Ministère des Transports, en collaboration avec le 3R MCDQ et Recyc-Québec, un essai sur route est en cours depuis le mois de septembre 2008 pour tester la réaction d’un revêtement ayant ajouté des matériaux recyclés sur la route.

La planche d’essai d’un kilomètre est divisée en quatre partie : de l’asphalte conventionnelle à titre de référence, de l’asphalte incluant 20% d’asphalte concassée recyclée, de l’asphalte avec 5% de bardeaux post-production (des rejets d’usine) et d’asphalte avec 5% de bardeaux post-consommation (récupérés sur les chantiers). Le projet vise à vérifier si les différents revêtements seront aussi performants que l’enrobé bitumineux conventionnel.

Ce projet vient de résultats plutôt encourageants obtenus précédemment. En effet, sur certains points, les tests menés en laboratoire menés par l’ÉTS et incorporant du bardeau post-consommation (ayant séjourné sur nos toitures 15, 20, voire 25 ans) auraient noté une meilleure performance avec 5% de bardeaux post-consommation que l’asphalte conventionnelle! Vive le recyclé! Ça valait le coup d’essayer sur route…

La seule section de bardeaux post-consommation, longue de 250 mètres (environ 800 pieds), a nécessité environ 50 tonnes de produit recyclé!  Et comme on estime à 200 000 t.m. la quantité de bardeaux éliminée chaque année, il y en aurait de quoi faire 1 000 km par an.

Nous devrions obtenir des résultats préliminaires au cours de l’année 2011.  Pour l’heure, il semble que des ajustements seront à faire et que son application ne serait pas appropriée pour les régions plus froides.  Néanmoins, l’enrobé bitumineux sur route ou pour des infrastructures hors-route semble avoir de bonnes perspectives pour l’avenir.

Le projet s’est réalisé grâce à la contribution de Sintra, l’École des technologies supérieures de Montréal et de Bellemare Recyclage.  Chose certaine, vous avez de plus en plus de chance de pouvoir rouler sur du bardeau recyclé au cours des prochaines années.  Et si vous devez en faire installer pour votre organisation, pourquoi ne pas l’exiger?

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2 novembre 2010

Organiser un événement “zéro déchet”, c’est possible !

Qu’il soit de grande ou de petite envergure, il est toujours possible de minimiser la quantité de déchets lors d’un événement public ou d’une simple petite fête d’amis.  Comment y arriver?  Pour réussir un événement « zéro déchet » il ne suffit pas seulement de retirer les  poubelles à nos convives.  Le secret se trouve d’abord dans la planification, dans la rigueur et dans l’information.

Les Comptonales ont relevé le défi!

Éparpillés sur sept (7) sites différents à travers la région, l’organisation du « zéro déchet » lors de la Virée gourmande des Comptonales, les 25 et 26 septembre dernier, a été tout un défi.  En plus d’une gestion éclatée sur plusieurs sites, cet événement regroupait une trentaine de producteurs qui faisait déguster leurs produits. La politique était claire et les règles étaient strictes.  L’utilisation de vaisselle compostable était de mise et aucune dérogation n’a été tolérée.  Ceux qui ne s’y étaient pas conformé se voyaient imposer des plats ou des ustensiles compostables lors de l’activité.  Il est essentiel d’obtenir la participation de tous les partenaires pour réussir un événement « zéro déchet ».

 Autre élément essentiel : l’information des visiteurs et une signalisation adéquate.  Tout au long de l’activité, une brigade verte a patrouillé les sites afin de s’assurer que les résidus soient placés dans les bons bacs.  On doit dire qu’on avait simplifié la tâche des visiteurs en leur offrant une signalisation très explicite. De plus, les îlots de récupération étaient constitués d’un GROS bac à compost, d’un bac de récupération moyen et d’une petite poubelle. L’image parlait d’elle-même.

Un effort supplémentaire de réduction à la source.
De plus les organisateurs de l’événement se sont préoccupés de la quantité grandissante de bouteilles d’eau lors d’événements publics.  Alors, plutôt que d’offrir de l’eau embouteillée aux visiteurs, on leur offrait des stations de remplissage : de simples robinets où les gens pouvaient remplir leur bouteille.  Des bouteilles réutilisables étaient également disponibles à très bas prix.

 Résultat : 89,3 % (en volume) des résidus générés ont été récupéré. Pas si mal, pour un événement d’envergure qui a accueilli quelques 16 000 visiteurs.

Si les Comptonales ont réussi ce tour de force lors d’un grand rassemblement public, pourquoi pas vous lors de votre prochaine réception ? Peut-être pouvez-vous commencer simplement dans la salle à café ?  Essayez! Ce n’est pas si compliqué ! Il suffit simplement de vouloir et d’y penser.

 Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement