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15 mars 2011

Le Québec s’attaque à ses déchets

Loin d’avoir passé au travers des mesures annoncées aujourd’hui, je me fais tout de même un devoir de réagir à chaud à cette annonce.  De toute manière, pour ceux que la chose intéresse, vous trouverez tous les détails de la politique ici.  Et ma première impression?  Les choses ne seront plus jamais les mêmes…

Nous en avons rêvée.  Nous l’avons tant espérée.  La voilà.  C’est qu’un climat de morosité et de cynisme commençait à s’emparer de plusieurs d’entre nous.  Il faut bouger, oui, mais dans quelle direction, avec quelle intensité et surtout, avec quel appui?  Un début de réponse se trouve dans l’énoncé du plan d’action quinquennal.  Mais en fait, il y a bien plus.  Pour utiliser une métaphore, «on ne mange pas parce qu’on a faim, mais bien parce que ça nous fera grandir».

Comme générateur (commerces, institutions, industries ou entrepreneurs), qu’est-ce que cela changera-t-il pour vous et moi?  Et bien notre rapport aux matières résiduelles changera certainement.  Hier, le réemploi, la récupération et le recyclage étaient une option à l’élimination.  Demain, ces stratégies deviendront la seule façon envisageable de prendre en charge nos résidus.  Dans le quotidien, cela signifie que les organisations devront élaborer des interventions, s’allier à des ressources et planifier la fin de vie de tout ce qu’elles génèrent.  Le changement est majeur mais pas insurmontable.  Nous avons d’une part un peu de temps devant nous et, d’autre part, des solutions existent déjà.  Ayons l’intelligence de s’en servir adéquatement.

Et pour les organisations qui sont les experts en mise en valeur, l’interdiction d’éliminer les fibres (papier et carton), le bois et les matières organiques, accompagné des objets et matériaux soumis à la responsabilité élargie des producteurs, forcera à reconsidérer nos méthodes de gestion actuelles.  Et fort à parier que ces matières entraîneront avec elles d’autres résidus, par effet de vacuum, dans les filières ainsi créées.  Il s’agira plus de prendre le meilleur, mais de tout prendre.   Il sera de notre devoir de maintenir une communication de qualité avec nos clients pour maximiser la valeur des volumes additionnels.  Et nous devrions obtenir effectivement des volumes additionnels. 

Des orientations claires, des perspectives d’affaires et du soutien pour les réaliser.  La Politique québécoise dresse les lignes.  À nous d’agir à présent… depuis le temps qu’on en rêve!

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