Archive for ‘Dans la communauté’

21 février 2011

Une histoire d’amour avec Maurice cette année pour la St-Valentin…

Nous voici de retour pour une deuxième chronique portant sur notre séjour professionnel en entrepreneuriat à l’île Maurice. Depuis notre dernier récit, les rencontres se sont succédées et ont été toutes plus inspirantes les unes que les autres. En voici un bref aperçu:
 
Sous le charme d’une rencontre inattendue
Mercredi dernier, nous avons eu le privilège de rencontrer une des pionnières de l’entrepreneuriat féminin à Maurice, madame Aline Wong, fondatrice de l’entreprise L’Inattendu et designer de la ligne de vêtements L’In. Cette femme au charisme incroyable nous a partagé non seulement les points culminants de son parcours entrepreneurial (elle a débuté chez elle avec une machine à coudre et en étant son propre mannequin et emploie aujourd’hui plus de 120 personnes), mais nous a aussi charmées avec sa perception de l’entrepreneuriat qui, pour elle, est le moyen par excellence de donner un équilibre à sa vie (et lui permettre de concilier travail, famille et de pratiquer ses passion pour le golf et la plongée). Nul besoin de vous dire que nous avons magasiné un brin pour pouvoir garder avec nous un beau souvenir de cette rencontre.

Le Club Rotary
A notre retour, après une virée en autobus de trois heures dans le trafic (ouf!), nous avons également eu la chance de souper avec certains membres de la commission action professionnelle du Club Rotary qui tenaient une réunion dans le but de planifier les activités entourant la Semaine de l’entrepreneuriat qui aura lieu en mars prochain à Maurice. Ces derniers ont aussi le projet de créer une bande dessinée entrepreneuriale à l’intention des jeunes des écoles primaires de l’île Maurice. Bonne idée!
 
Cette passion d’entreprendre qui nous rassemble
Jeudi dernier, nous avons rencontré le responsable du dossier entrepreneuriat du ministère de la Jeunesse et des Sports. Il était étonnant de constater à quel point nous partagions une vision commune de l’entrepreneuriat jeunesse et qu’une belle collaboration pourrait naître entre le Québec et ce ministère. En après-midi, nous avons eu le grand bonheur de visiter l’école Richelieu dont les élèves ont jadis cultivé un magnifique jardin de fruits et légumes. Faute de moyens, le projet de jardin n’a pu se poursuivre, mais il est fort à parier que d’autres projets verront le jour dans cette école. Puis vendredi, nous avons terminé la semaine par une rencontre passionnante avec la présidente du National Women Entrepreneur Council et nous avons accompagné les étudiants de l’IFE dans la visite de l’entreprise de verrerie Mauritius Glass Gallery dont les produits de verre (coupes, lampes, mobiles et souvenirs) rayonnent partout à travers Maurice. 
 
PA-RA-DI-SI-A-QUE!
C’est ce de cette façon qu’on nous a présenté l’île Maurice dans notre guide touristique, et, après une semaine de séjour, nous pouvons vous affirmer que le qualificatif est tout à fait approprié. Les paysages sont à couper le souffle, mais ce qui nous séduit plus que tout, c’est l’incroyable gentillesse et la générosité sans borne des gens de l’île. Depuis le début de notre aventure, les Mauriciens sont notre plus beau coup de cœur!
 
À bientôt pour une autre chronique entrepreneuriale en direct de l’île Maurice.

Joëlle Bouchard, Noémi Lamoureux-Lalonde et Andréanne DuBois

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16 février 2011

L’esprit d’entreprendre, ici et ailleurs

Île Maurice, l’aventure entrepreneuriale commence…
 
Le Québec s’est donné le défi de développer une culture entrepreneuriale forte pour permettre aux jeunes d’oser transformer leurs rêves en projets et ainsi devenir des citoyens plus engagés, des employés novateurs et, s’ils le désirent, des entrepreneurs accomplis. Dans le but de bonifier leurs pratiques et d’échanger leurs expertises, deux agentes de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse du Carrefour jeunesse-emploi de Sherbrooke et la coordonnatrice nationale Valoris du Concours québécois en entrepreneuriat se sont rendues à l’île Maurice pour réaliser un séjour professionnel en entrepreneuriat, un projet principalement soutenu par l’Office Québec-Monde pour la Jeunesse et dont Gestion Ressources Richer est un fier partenaire.
 
Pourquoi l’île Maurice?
Les trois québécoises sont accueillies par l’Institut de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat (IFE), une organisation qui a pour mission de développer la culture entrepreneuriale dans la Francophonie, particulièrement dans les pays du Sud. Elle se situe précisément à l’île Maurice puisqu’il s’agit d’un vivier entrepreneurial exceptionnel permettant l’observation et l’analyse de pratiques gagnantes. L’IFE a notamment mis au point l’Incubateur Virtuel de la Francophonie pour l’Entrepreneuriat (www.ivfe.auf.org), un logiciel qui vise à accompagner les futurs entrepreneurs du monde entier à travers les différentes étapes de démarrage de leur entreprise. Une découverte des plus intéressantes!
 
Les premières impressions des exploratrices
Depuis notre arrivée, nous sommes impressionnées de constater l’ampleur des initiatives entrepreneuriales réalisées par les Mauricien(ne)s. Nous avons entre autres rencontré l’Association des femmes entrepreneures de l’île, qui étaient toutes et chacune habitées par l’esprit d’entreprendre. Elles nous ont confirmé que tout est possible et que nous devons, comme citoyens et entrepreneurs, aller au-delà des barrières que nous nous imposons trop souvent. Une belle leçon à retenir et à propager au Québec!
 
A bientôt pour une autre chronique entrepreneuriale en direct de l’île Maurice.
Joëlle Bouchard, Noémi Lamoureux-Lalonde et Andréanne DuBois

18 janvier 2011

L’art qui dénonce, qui suggère, qui incite…

Voici une campagne de sensibilisation qui me plaît beaucoup!  Simple mais terriblement percutante.  Il nous faut parfois des symbôles pour réaliser l’impact de nos habitudes.  Inutile d’en dire plus…  Je vous laisse voir par vous-même.

J’ai pris connaissance de ce document par le site Novae.ca.

22 novembre 2010

RECYC-QUÉBEC disparaît !

Recyc-Québec célébrait cette année ses 20 ans d'existence. Son rôle sera-t-il repris et assumé par le MDDEP?

Après 20 ans d’existence, la Société québécoise de récupération et recyclage sera abolit le 1er avril 2011. Ses activités seront transférées au ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et les surplus accumulés de 40 M$ seront versés au Fonds vert. Tous les revenus et sommes perçus par RECYC-QUÉBEC seront également transférés dans ce Fonds. Cette décision découle d’une orientation gouvernementale visant à accroître l’efficacité de l’État et à réduire ses dépenses. On évalue que cette restructuration permettra de réaliser des économies annuelles récurrentes de 2 M$.

RECYC-QUÉBEC a été créé en 1990 dans le but de promouvoir, développer et favoriser la réduction, le réemploi, la récupération, le recyclage et la valorisation de contenants, d’emballages et de produits. On doit dire qu’on a beaucoup évolué en 20 ans. Alors qu’en 1990 les programmes de récupération commençaient à peine à se développer, la récupération fait maintenant partie des habitudes de tous les Québécois (ou presque). Au cours des 20 dernières années, RECYC-QUÉBEC a développé une foule de programmes pour promouvoir la récupération. Ces programmes n’ont pas toujours donné les résultats escomptés dans les délais voulus, mais ils ont certes permis aux québécois de faire des pas de géants.  

A-t-on besoin d’un organisme dédié?

Des pour…

Il est clair que RECYC-QUÉBEC a joué un rôle important au cours des dernières années, mais comme les programmes de récupération sont maintenant bien rodés, il y a lieu de se questionner si cette société d’État a toujours sa raison d’être. Il est possible que cette restructuration apporte effectivement une efficacité accrue. Par exemple, les données d’enfouissement sont actuellement compilées par le MDDEP alors que celles de la récupération le sont par RECYC-QUÉBEC, chacun ayant développé son propre formulaire et logiciel. Il y a là du dédoublement qui, je l’espère, disparaîtra avec ce nouveau mariage. De plus, le partage des rôles et responsabilités entre le MDDEP et RECYC-QUÉBEC n’est pas toujours clair, si bien que dans certains cas on se retourne la balle. Finalement, comme la nouvelle Politique de gestion des matières résiduelles intègre des objectifs qui rallient les changements climatiques et le développement durable, il semble qu’un regroupement au sein d’un même ministère soit une décision logique. 

…et des contre

Toutefois, bien qu’on nous assure que les programmes et activités de RECYC-QUÉBEC se poursuivront au sein du MDDEP, il y a tout même un danger que la gestion des matières résiduelles devienne un dossier parmi tant d’autres et qu’on lui accorde moins d’intérêt et de ressources. Bien que la récupération fasse partie de notre quotidien, il suffit parfois d’une baisse de garde pour retourner à de vieilles habitudes. Nous devons donc demeurer vigilants afin que ce dossier ne tombe pas aux oubliettes. N’oublions pas que malgré l’évolution du recyclage, nous enfouissons toujours autant de déchets qu’il y a 20 ans!

Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

  

La parole est à vous:  Recyc-Québec disparaît…  Pour ou contre?

9 novembre 2010

Lettre ouverte au Ministre Gignac

M.  le Ministre Clément Gignac,

MDEIE, Québec,

Je tiens dans un premier temps à vous remercier de l’invitation qui nous a été faite de participer, hier, à votre escale sherbrookoise de la tournée «Vers une stratégie de l’entrepreneuriat».  Vous aurez pu le constater, l’Estrie possède des forces vives pour mettre en valeur la culture entrepreneuriale et l’entrepreneuriat.    Toutefois, beaucoup reste à faire et soyez assurés que la situation me préoccupe au plus haut point.

Les statistiques le démontrent, le Québec performe peu et performe mal en la matière.  Taux de survie des entreprises inférieur et intention d’entreprendre à la moitié de ce que l’on retrouve dans le reste du Canada ne sont que quelques exemples.  Mais, au-delà des chiffres, il y a une réalité : le tissus social du Québec s’altère.  Entreprendre, ce n’est pas qu’avoir une entreprise.  C’est bien plus large.  La vigueur d’un peuple depuis la nuit des temps se fonde sur sa capacité à se réaliser, à prendre des initiatives pour améliorer son sort…  Les résultantes sont une meilleure cohésion et solidarité sociale, une meilleure capacité d’adaptation et une amélioration de nos conditions de vie, économique certes, mais aussi sociale et environnementale.  Il nous faut des entrepreneurs partout!

Tiré du document «Vers une stratégie de l'entrepreneuriat», MDEIE

Sachez que j’admire votre démarche.  Mais dans un contexte de restriction budgétaire, je conçois que la tentation pourrait être forte de s’en tenir à bouger quelques pions sur l’échiquier.  Je vous exhorte à être créatif dans l’élaboration prochaine de votre stratégie.  L’entrepreneuriat n’est pas une question économique.  C’est une question de valeur sociale, rien d’autre.  Bien sûr, nous devrons consacrer des ressources pour appuyer des initiatives, mais le travail le plus ardu à accomplir sera de faire transcender vos bonnes intentions à travers tous les ministères, et au premier chef, celui du Travail et de la solidarité sociale.  Et encore davantage au Ministère de l’Éducation…

Nous ne serons capables de relever les défis que l’avenir nous réserve que si notre société est innovante, créatrice et capable d’assumer sa destinée.  Et ceci ne peut se faire que si nous sommes mus par des valeurs entrepreneuriales.  J’ai eu la chance, dans ma jeunesse, d’être immergé par ces valeurs.  Et c’est ce qui m’a donné le goût de faire ce que je fais aujourd’hui, d’avoir mon entreprise, créer des solutions pour notre localité, s’impliquer dans l’essor de notre secteur d’activités, dans le système scolaire de mes enfants, dans les activités de ma localité…  Il faut que chaque enfant, dès l’âge primaire, ait l’occasion d’être intimement en contact avec ces valeurs.  Nous permettrons à notre jeunesse d’édifier leur confiance en soi, leur vision, leurs buts et la réalité dans laquelle il veulent vivre.  Je vous invite, M. le Ministre, à consulter les travaux d’une enseignante d’exception, Mélanie Custeau, comme quelques autres, qui trace à mon avis la voie en cette matière. 

Nous ne partons pas à zéro, loin de là.  Nous possédons comme québécoise et québécois cette fibre qui nous a permis de faire ce que notre peuple est aujourd’hui.  Mais ce potentiel doit être exposé à des catalyseurs.  Je plaide pour que la société québécoise devienne un véritable incubateur entrepreneurial.  D’autres sauront beaucoup mieux que moi comment accomplir cette lourde tâche, mais vous aurez accès à toute mon énergie pour réaliser à l’école, dans nos famille et dans le milieu du travail cette révolution.

Merci encore pour votre engagement!

Sébastien Richer, entrepreneur

************* Fin de la lettre ***************

Prenez quelques minutes pour consulter le guide de discussion.  Les chiffres sont frappants!

Vous partager ma préoccupation face à l’avenir de l’entrepreneuriat et, de manière plus large, l’émancipation des valeurs entrepreneuriales pour notre avenir, n’hésitez pas à vous faire entendre!

2 novembre 2010

Organiser un événement “zéro déchet”, c’est possible !

Qu’il soit de grande ou de petite envergure, il est toujours possible de minimiser la quantité de déchets lors d’un événement public ou d’une simple petite fête d’amis.  Comment y arriver?  Pour réussir un événement « zéro déchet » il ne suffit pas seulement de retirer les  poubelles à nos convives.  Le secret se trouve d’abord dans la planification, dans la rigueur et dans l’information.

Les Comptonales ont relevé le défi!

Éparpillés sur sept (7) sites différents à travers la région, l’organisation du « zéro déchet » lors de la Virée gourmande des Comptonales, les 25 et 26 septembre dernier, a été tout un défi.  En plus d’une gestion éclatée sur plusieurs sites, cet événement regroupait une trentaine de producteurs qui faisait déguster leurs produits. La politique était claire et les règles étaient strictes.  L’utilisation de vaisselle compostable était de mise et aucune dérogation n’a été tolérée.  Ceux qui ne s’y étaient pas conformé se voyaient imposer des plats ou des ustensiles compostables lors de l’activité.  Il est essentiel d’obtenir la participation de tous les partenaires pour réussir un événement « zéro déchet ».

 Autre élément essentiel : l’information des visiteurs et une signalisation adéquate.  Tout au long de l’activité, une brigade verte a patrouillé les sites afin de s’assurer que les résidus soient placés dans les bons bacs.  On doit dire qu’on avait simplifié la tâche des visiteurs en leur offrant une signalisation très explicite. De plus, les îlots de récupération étaient constitués d’un GROS bac à compost, d’un bac de récupération moyen et d’une petite poubelle. L’image parlait d’elle-même.

Un effort supplémentaire de réduction à la source.
De plus les organisateurs de l’événement se sont préoccupés de la quantité grandissante de bouteilles d’eau lors d’événements publics.  Alors, plutôt que d’offrir de l’eau embouteillée aux visiteurs, on leur offrait des stations de remplissage : de simples robinets où les gens pouvaient remplir leur bouteille.  Des bouteilles réutilisables étaient également disponibles à très bas prix.

 Résultat : 89,3 % (en volume) des résidus générés ont été récupéré. Pas si mal, pour un événement d’envergure qui a accueilli quelques 16 000 visiteurs.

Si les Comptonales ont réussi ce tour de force lors d’un grand rassemblement public, pourquoi pas vous lors de votre prochaine réception ? Peut-être pouvez-vous commencer simplement dans la salle à café ?  Essayez! Ce n’est pas si compliqué ! Il suffit simplement de vouloir et d’y penser.

 Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

29 octobre 2010

Gala de la FEE: les finalistes, les lauréats… et nous.

 

Les événements qui mettent en valeur les réalisations environnementales sont toujours pour moi source d’inspiration. Ils nous démontrent que certains d’entre nous sont parvenus à faire des choses extraordinaires avec des moyens souvent limités. Ils nous démontrent surtout que la conviction et l’acharnement peuvent avoir un impact significatif sur l’environnement.

Mais le Gala de la Fondation Estrienne en Environnement m’apporte également un sentiment de fierté… Loin de moi l’idée que nous ayons pu être la cause de leur réussite. Nous avons néanmoins eu l’occasion, comme entreprise, de supporter certains d’entre eux au moment où ils en étaient à leurs premières initiatives «vertes». Ce fût le cas cette année, deux des lauréats ayant initié des programmes de récupération avec l’appui de Gestion Ressources Richer. J’en suis d’autant plus fier que leurs actions se mènent aujourd’hui sur plusieurs fronts et qu’elles dépassent la simple gestion des matières résiduelles.

Nous en avions fait état récemment (voir l’article), Pierre Bolduc, lauréat dans la catégorie contribution personnelle, s’est d’abord attaqué à la récupération dans ses fonctions précédentes.  Mais sa réflexion a largement dépassé ce cadre au point de vouloir en faire d’avantage et devenir un acteur de changement pour la région.  Par sa boutique, il offre aujourd’hui des alternatives à notre consommation qui seraient autrement inaccessibles.

Il en est de même pour l’entreprise Garlock du Canada, filiale d’EnPro Industries, qui a débuté avec la récupération du métal, de carton, puis du bois.  Or, aujourd’hui, la mise en valeur de leurs rejets n’est qu’un des aspects d’une série d’initiatives environnementales.  Garlock, par la contribution remarquable de Pierre Barnabé, responsable de ces dossiers pour l’entreprise, agit et entend encore agir sur tout les aspects environnementaux: matières résiduelles, gestion de l’énergie et les sources alternatives, gestion de l’eau, etc.

Il y en a bien d’autres à vous citer…  Ces deux exemples confirment ma prétention qu’un petit projet, aussi simple soit-il, implanté dans un bon terreau (vision à long terme, porteur convaincu et ressources consenties), peut mener à des résultats exceptionnels.

Un seul message à vous tous, finalistes et lauréats, vous tracez la voie et vous avez toute mon admiration!

26 octobre 2010

Récupérer par la proximité…

Aujourd’hui, un sujet plus léger que ma précédente intervention.  Mais combien important, selon moi, pour obtenir de meilleurs résultats auprès des usagers: la proximité et l’accessibilité.  L’idée m’est venue alors que je produisais la semaine dernière un rapport d’activités.  Pour faire état des réalisations de la tenue des écocentres mobiles auxquels nous participons, nous compilons des statistiques de fréquentation, de volume, de catégorie, etc.  Mais l’élément qui m’interpelle est le suivant: la population de cette municipalité, comme d’autres qui requièrent nos services, bénéficie déjà de l’accès à un écocentre permanent!  Alors pourquoi organiser un écocentre mobile, de surcroît?

La réponse est simple: la proximité.  Pour se rapprocher des citoyens.  Les écocentres permanents offrent de fait plus de services, mais leur coût d’implantation en limite le nombre sur le territoire.  Et donc, les citoyens de certaines régions sont forcés de parcourir de grandes distances pour y déposer leurs matières résiduelles.

Même si l’environnement se situe toujours bon an, mal an dans le top 5 des priorités de la population, lorsque l’on discute récupération, la prémisse «Loin des yeux, loin du cœur» s’applique.  De fait, l’expérience me démontre que le geste de récupérer nos matières communes est d’abord  avant tout compulsif.  J’y reviendrai sûrement dans un autre article.

Pour la petite histoire, l’événement que nous avons tenu était le deuxième.  Le précédent (le premier pour cette municipalité) avait eu lieu en juin.  Pour vous dire l’engouement: le nombre de visites s’est multiplié par deux cet automne, et la quantité de matières résiduelles récupérées par quatre. Bravo à la Municipalité d’Austin pour l’initiative!

Que ce soit pour une municipalité, une entreprise, à la maison ou dans les lieux publics, le succès passe entre autre par la proximité et l’accessibilité!

19 octobre 2010

Notre petit comfort

Nous, les Nord-américains, nous sommes très préoccupés par notre petit confort et nous ne nous soucions guère des impacts de notre mode vie sur l’environnement. Ainsi, chaque jour, nous achetons des produits plus ou moins utiles et produisons des tonnes de déchets qui disparaissent comme par magie le jour de la collecte. 

 Nous nous transportons, un à un, dans des véhicules composés de différentes matières sans se préoccuper des ressources naturelles qui ont été nécessaires à leur fabrication.  Nous ne savons pas vraiment comment les matières premières ont été exploitées et transformées, de l’énergie requise, des rejets à l’atmosphère et des déchets que le procédé a générés. Tout ça nous importe peu! L’important, c’est que le moteur tourne rondement!

 Lorsque la jauge d’essence l’indique, nous arrêtons faire le plein dans l’une de ces centaines de stations service en chialant que le prix a encore augmenté.  Là encore, nous ne nous soucions aucunement d’où provient ce pétrole ni de combien de canards sont morts après avoir pataugés dans les étangs toxiques liés à l’exploitation, des terres et des forêts qui ont été sacrifiés, etc.  Non, ça ne nous effleure même pas l’esprit! 

Nous croyons pouvoir tout obtenir et tout réparer moyennant un peu d’argent. Nous agissons comme si les ressources étaient illimitées. Tout nous est permis pour subvenir à nos besoins, réels ou imaginaires, et pour assurer notre petit confort. 

Puis un beau jour, assis confortablement dans notre divan synthétique fabriqué en Chine, en regardant le bulletin de nouvelle sur notre cinéma maison, rempli de métaux lourds, nous nous apercevons que la planète va mal… Alors nous ne comprenons pas trop comment nous en sommes arrivés là. Et malgré l’envergure des problèmes, nous ne nous sentons pas encore vraiment concernés. Tant que l’eau de notre robinet sera potable et tant qu’un déluge n’aura pas emporté notre maison et dérangé notre petit confort, ces problèmes ne nous concerneront pas tout à fait. 

De plus, nous nous sentons tellement impuissants face à ces grands problèmes environnementaux.  Nous blâmons le gouvernement, les États-Unis, les pétrolières, les industries et même le bon Dieu.  Les problèmes de la planète sont tellement grands, comment, en tant que simple individu, pouvons-nous faire une différence? 

Pourtant, nous faisons tous partie de la solution, tout comme nous avons tous contribué au problème.  En tant que consommateurs et en tant que citoyens, nous avons un réel pouvoir de changer les choses.  Chaque choix de consommation est un vote.  Chaque petit geste compte, aussi petit soit-il.  N’est-ce pas comme cela que nous avons rendu la planète malade… un sac de déchet à la fois… un litre d’eau usée à la fois…. un plein d’essence à la fois…

Par Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

15 octobre 2010

Ranger son bâton de pèlerin… à regret.

Un sentiment ambigu m’habitait ce matin.  De la satisfaction et du regret…  Depuis un peu plus de douze mois, lors de la tournée des régions du 3R MCDQ,  j’ai été à la rencontre de plus de 500 personnes animées par la ferme volonté d’améliorer, à leur manière, l’environnement et d’en faire leur activité ou de l’intégrer dans leurs préoccupations respectives.  En fait, entrepreneurs, intervenants gouvernementaux, organismes de tout ordre semblent s’entendre pour continuer à favoriser la croissance que connaît notre industrie depuis quelques années.

OK, c’est une introduction digne d’un discours politique.  Je m’en excuse, mais ça dit exactement ce qu’il en est.  Inutile d’aller dans les détails et tirer des conclusions trop hâtives.  De toute manière, un sage pour qui j’ai beaucoup d’admiration me suggérait hier de laisser décanter, de me laisser imprégner des centaines de conversations que j’ai eues avant d’en faire le bilan.  Il est sage, je ferai donc comme il se doit.

En introduction, je me disais «satisfait».  C’est le sentiment du devoir accompli.  Bien qu’exigeant, cet exercice nous permettra comme association d’être beaucoup plus près des préoccupations de nos membres et plus pertinente dans nos interventions auprès de nos interlocuteurs.  Satisfait aussi puisque nous avons eu l’occasion de faire connaître la vigueur de nos entreprises à la population et les succès que nous obtenons par le biais d’une quarantaine d’entrevues avec les médias locaux et régionaux.  74% de 4,5 millions de tonnes générées au Québec et valorisables dans les secteurs de la construction, rénovation et démolition ont été récupérées en 2008.  Ce n’est pas rien!

Et le regret…  Le regret de savoir que je n’aurais pas l’occasion d’aller à nouveau à la rencontre de tous ces gens, dans leur milieu, dans des lieux qu’ils façonnent à tous les jours à leur image et habités par leur passion quotidienne.  Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point l’accueil a été chaleureux, et ce, dans toutes les régions visitées.  Les énumérés serait trop long, mais je me dois de souligner l’énergie déployée par nos hôtes pour faire de ces événements un succès.

Qu’on se comprenne bien: ce n’est qu’une étape dans notre cheminement.  Et nous entendons bien continuer à tout faire, avec nos partenaires, pour favoriser la progression de notre industrie et de la société québécoise vers des sommets inégalés pour mieux gérer nos ressources.  Une matière jetée doit continuer de nous indigner et nous devons tout faire pour l’éviter…

Tout cela c’est terminé hier, et je m’ennuie déjà.  Inutile de prendre de décision trop rapidement, mais je crois que nous nous devrons de répéter l’expérience…

Alors, à bientôt!

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