16 novembre 2010

Comment récupérer en Estrie?

Je donne ce matin une conférence en compagnie concernant les stratégies de gestion des matières résiduelles dans un contexte estrien.  J’ai, pour l’occasion, l’honneur de partager la parole avec Pierre Barnabé de l’entreprise Garlock, et Antoni Daigle, du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.  Cette rencontre organisé par la MRC Memphrémagog, est destinée aux PME de la région afin de les sensibiliser aux possibilités qui existent en ce domaine.  De plus, ils seront informés sur le programme «ICI on recycle!» piloté par Recyc-Québec.

J’ai cru bon, pour l’occasion, vous faire part de la version abrégée de ma présentation.  Pour les nuances de mes propos et les détails… il fallait y être!  Hi! Hi!  (Je ménage ainsi mes chances d’être réinvité; sinon, tout le monde attendrait mes présentations sur le net, non?  J’aime bien vous écrire, mais j’aime surtout vous voir…)

Question, commentaire, suggestion? Toujours avide de vous lire!

11 novembre 2010

Starbucks: concevoir des cafés «verts»

Des cafés «verts»?  Comme du thé vert?  Pas du tout.  On parle ici de bâtiment, de brique et de mortier…

Voici de quoi plaire à un de nos lecteurs, Philippe, un mordu de Starbucks.

C’est bien connu, les cafés Starbucks sont reconnus pour leur engagement envers l’environnement.  Recyclage des tasses à café, compostage, économie d’eau, etc.  Mais leur intention de réduire l’impact de leurs activités va bien en amont, avant même d’ouvrir leur boutique.

La capsule qui suit montre la démarche que Starbucks a entreprise pour concevoir un café (le lieu et non la boisson en tant que telle), en s’appuyant sur la certification LEED comme cadre de réflexion.

9 novembre 2010

Lettre ouverte au Ministre Gignac

M.  le Ministre Clément Gignac,

MDEIE, Québec,

Je tiens dans un premier temps à vous remercier de l’invitation qui nous a été faite de participer, hier, à votre escale sherbrookoise de la tournée «Vers une stratégie de l’entrepreneuriat».  Vous aurez pu le constater, l’Estrie possède des forces vives pour mettre en valeur la culture entrepreneuriale et l’entrepreneuriat.    Toutefois, beaucoup reste à faire et soyez assurés que la situation me préoccupe au plus haut point.

Les statistiques le démontrent, le Québec performe peu et performe mal en la matière.  Taux de survie des entreprises inférieur et intention d’entreprendre à la moitié de ce que l’on retrouve dans le reste du Canada ne sont que quelques exemples.  Mais, au-delà des chiffres, il y a une réalité : le tissus social du Québec s’altère.  Entreprendre, ce n’est pas qu’avoir une entreprise.  C’est bien plus large.  La vigueur d’un peuple depuis la nuit des temps se fonde sur sa capacité à se réaliser, à prendre des initiatives pour améliorer son sort…  Les résultantes sont une meilleure cohésion et solidarité sociale, une meilleure capacité d’adaptation et une amélioration de nos conditions de vie, économique certes, mais aussi sociale et environnementale.  Il nous faut des entrepreneurs partout!

Tiré du document «Vers une stratégie de l'entrepreneuriat», MDEIE

Sachez que j’admire votre démarche.  Mais dans un contexte de restriction budgétaire, je conçois que la tentation pourrait être forte de s’en tenir à bouger quelques pions sur l’échiquier.  Je vous exhorte à être créatif dans l’élaboration prochaine de votre stratégie.  L’entrepreneuriat n’est pas une question économique.  C’est une question de valeur sociale, rien d’autre.  Bien sûr, nous devrons consacrer des ressources pour appuyer des initiatives, mais le travail le plus ardu à accomplir sera de faire transcender vos bonnes intentions à travers tous les ministères, et au premier chef, celui du Travail et de la solidarité sociale.  Et encore davantage au Ministère de l’Éducation…

Nous ne serons capables de relever les défis que l’avenir nous réserve que si notre société est innovante, créatrice et capable d’assumer sa destinée.  Et ceci ne peut se faire que si nous sommes mus par des valeurs entrepreneuriales.  J’ai eu la chance, dans ma jeunesse, d’être immergé par ces valeurs.  Et c’est ce qui m’a donné le goût de faire ce que je fais aujourd’hui, d’avoir mon entreprise, créer des solutions pour notre localité, s’impliquer dans l’essor de notre secteur d’activités, dans le système scolaire de mes enfants, dans les activités de ma localité…  Il faut que chaque enfant, dès l’âge primaire, ait l’occasion d’être intimement en contact avec ces valeurs.  Nous permettrons à notre jeunesse d’édifier leur confiance en soi, leur vision, leurs buts et la réalité dans laquelle il veulent vivre.  Je vous invite, M. le Ministre, à consulter les travaux d’une enseignante d’exception, Mélanie Custeau, comme quelques autres, qui trace à mon avis la voie en cette matière. 

Nous ne partons pas à zéro, loin de là.  Nous possédons comme québécoise et québécois cette fibre qui nous a permis de faire ce que notre peuple est aujourd’hui.  Mais ce potentiel doit être exposé à des catalyseurs.  Je plaide pour que la société québécoise devienne un véritable incubateur entrepreneurial.  D’autres sauront beaucoup mieux que moi comment accomplir cette lourde tâche, mais vous aurez accès à toute mon énergie pour réaliser à l’école, dans nos famille et dans le milieu du travail cette révolution.

Merci encore pour votre engagement!

Sébastien Richer, entrepreneur

************* Fin de la lettre ***************

Prenez quelques minutes pour consulter le guide de discussion.  Les chiffres sont frappants!

Vous partager ma préoccupation face à l’avenir de l’entrepreneuriat et, de manière plus large, l’émancipation des valeurs entrepreneuriales pour notre avenir, n’hésitez pas à vous faire entendre!

4 novembre 2010

Votre voiture sur votre toiture…

Depuis deux ans, les véhicules qui empruntent la route 116 entre Victoriaville et Plessisville roulent sur du bardeau recyclé!

Piloté par le Ministère des Transports, en collaboration avec le 3R MCDQ et Recyc-Québec, un essai sur route est en cours depuis le mois de septembre 2008 pour tester la réaction d’un revêtement ayant ajouté des matériaux recyclés sur la route.

La planche d’essai d’un kilomètre est divisée en quatre partie : de l’asphalte conventionnelle à titre de référence, de l’asphalte incluant 20% d’asphalte concassée recyclée, de l’asphalte avec 5% de bardeaux post-production (des rejets d’usine) et d’asphalte avec 5% de bardeaux post-consommation (récupérés sur les chantiers). Le projet vise à vérifier si les différents revêtements seront aussi performants que l’enrobé bitumineux conventionnel.

Ce projet vient de résultats plutôt encourageants obtenus précédemment. En effet, sur certains points, les tests menés en laboratoire menés par l’ÉTS et incorporant du bardeau post-consommation (ayant séjourné sur nos toitures 15, 20, voire 25 ans) auraient noté une meilleure performance avec 5% de bardeaux post-consommation que l’asphalte conventionnelle! Vive le recyclé! Ça valait le coup d’essayer sur route…

La seule section de bardeaux post-consommation, longue de 250 mètres (environ 800 pieds), a nécessité environ 50 tonnes de produit recyclé!  Et comme on estime à 200 000 t.m. la quantité de bardeaux éliminée chaque année, il y en aurait de quoi faire 1 000 km par an.

Nous devrions obtenir des résultats préliminaires au cours de l’année 2011.  Pour l’heure, il semble que des ajustements seront à faire et que son application ne serait pas appropriée pour les régions plus froides.  Néanmoins, l’enrobé bitumineux sur route ou pour des infrastructures hors-route semble avoir de bonnes perspectives pour l’avenir.

Le projet s’est réalisé grâce à la contribution de Sintra, l’École des technologies supérieures de Montréal et de Bellemare Recyclage.  Chose certaine, vous avez de plus en plus de chance de pouvoir rouler sur du bardeau recyclé au cours des prochaines années.  Et si vous devez en faire installer pour votre organisation, pourquoi ne pas l’exiger?

Étiquettes : ,
2 novembre 2010

Organiser un événement “zéro déchet”, c’est possible !

Qu’il soit de grande ou de petite envergure, il est toujours possible de minimiser la quantité de déchets lors d’un événement public ou d’une simple petite fête d’amis.  Comment y arriver?  Pour réussir un événement « zéro déchet » il ne suffit pas seulement de retirer les  poubelles à nos convives.  Le secret se trouve d’abord dans la planification, dans la rigueur et dans l’information.

Les Comptonales ont relevé le défi!

Éparpillés sur sept (7) sites différents à travers la région, l’organisation du « zéro déchet » lors de la Virée gourmande des Comptonales, les 25 et 26 septembre dernier, a été tout un défi.  En plus d’une gestion éclatée sur plusieurs sites, cet événement regroupait une trentaine de producteurs qui faisait déguster leurs produits. La politique était claire et les règles étaient strictes.  L’utilisation de vaisselle compostable était de mise et aucune dérogation n’a été tolérée.  Ceux qui ne s’y étaient pas conformé se voyaient imposer des plats ou des ustensiles compostables lors de l’activité.  Il est essentiel d’obtenir la participation de tous les partenaires pour réussir un événement « zéro déchet ».

 Autre élément essentiel : l’information des visiteurs et une signalisation adéquate.  Tout au long de l’activité, une brigade verte a patrouillé les sites afin de s’assurer que les résidus soient placés dans les bons bacs.  On doit dire qu’on avait simplifié la tâche des visiteurs en leur offrant une signalisation très explicite. De plus, les îlots de récupération étaient constitués d’un GROS bac à compost, d’un bac de récupération moyen et d’une petite poubelle. L’image parlait d’elle-même.

Un effort supplémentaire de réduction à la source.
De plus les organisateurs de l’événement se sont préoccupés de la quantité grandissante de bouteilles d’eau lors d’événements publics.  Alors, plutôt que d’offrir de l’eau embouteillée aux visiteurs, on leur offrait des stations de remplissage : de simples robinets où les gens pouvaient remplir leur bouteille.  Des bouteilles réutilisables étaient également disponibles à très bas prix.

 Résultat : 89,3 % (en volume) des résidus générés ont été récupéré. Pas si mal, pour un événement d’envergure qui a accueilli quelques 16 000 visiteurs.

Si les Comptonales ont réussi ce tour de force lors d’un grand rassemblement public, pourquoi pas vous lors de votre prochaine réception ? Peut-être pouvez-vous commencer simplement dans la salle à café ?  Essayez! Ce n’est pas si compliqué ! Il suffit simplement de vouloir et d’y penser.

 Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

29 octobre 2010

Gala de la FEE: les finalistes, les lauréats… et nous.

 

Les événements qui mettent en valeur les réalisations environnementales sont toujours pour moi source d’inspiration. Ils nous démontrent que certains d’entre nous sont parvenus à faire des choses extraordinaires avec des moyens souvent limités. Ils nous démontrent surtout que la conviction et l’acharnement peuvent avoir un impact significatif sur l’environnement.

Mais le Gala de la Fondation Estrienne en Environnement m’apporte également un sentiment de fierté… Loin de moi l’idée que nous ayons pu être la cause de leur réussite. Nous avons néanmoins eu l’occasion, comme entreprise, de supporter certains d’entre eux au moment où ils en étaient à leurs premières initiatives «vertes». Ce fût le cas cette année, deux des lauréats ayant initié des programmes de récupération avec l’appui de Gestion Ressources Richer. J’en suis d’autant plus fier que leurs actions se mènent aujourd’hui sur plusieurs fronts et qu’elles dépassent la simple gestion des matières résiduelles.

Nous en avions fait état récemment (voir l’article), Pierre Bolduc, lauréat dans la catégorie contribution personnelle, s’est d’abord attaqué à la récupération dans ses fonctions précédentes.  Mais sa réflexion a largement dépassé ce cadre au point de vouloir en faire d’avantage et devenir un acteur de changement pour la région.  Par sa boutique, il offre aujourd’hui des alternatives à notre consommation qui seraient autrement inaccessibles.

Il en est de même pour l’entreprise Garlock du Canada, filiale d’EnPro Industries, qui a débuté avec la récupération du métal, de carton, puis du bois.  Or, aujourd’hui, la mise en valeur de leurs rejets n’est qu’un des aspects d’une série d’initiatives environnementales.  Garlock, par la contribution remarquable de Pierre Barnabé, responsable de ces dossiers pour l’entreprise, agit et entend encore agir sur tout les aspects environnementaux: matières résiduelles, gestion de l’énergie et les sources alternatives, gestion de l’eau, etc.

Il y en a bien d’autres à vous citer…  Ces deux exemples confirment ma prétention qu’un petit projet, aussi simple soit-il, implanté dans un bon terreau (vision à long terme, porteur convaincu et ressources consenties), peut mener à des résultats exceptionnels.

Un seul message à vous tous, finalistes et lauréats, vous tracez la voie et vous avez toute mon admiration!

26 octobre 2010

Récupérer par la proximité…

Aujourd’hui, un sujet plus léger que ma précédente intervention.  Mais combien important, selon moi, pour obtenir de meilleurs résultats auprès des usagers: la proximité et l’accessibilité.  L’idée m’est venue alors que je produisais la semaine dernière un rapport d’activités.  Pour faire état des réalisations de la tenue des écocentres mobiles auxquels nous participons, nous compilons des statistiques de fréquentation, de volume, de catégorie, etc.  Mais l’élément qui m’interpelle est le suivant: la population de cette municipalité, comme d’autres qui requièrent nos services, bénéficie déjà de l’accès à un écocentre permanent!  Alors pourquoi organiser un écocentre mobile, de surcroît?

La réponse est simple: la proximité.  Pour se rapprocher des citoyens.  Les écocentres permanents offrent de fait plus de services, mais leur coût d’implantation en limite le nombre sur le territoire.  Et donc, les citoyens de certaines régions sont forcés de parcourir de grandes distances pour y déposer leurs matières résiduelles.

Même si l’environnement se situe toujours bon an, mal an dans le top 5 des priorités de la population, lorsque l’on discute récupération, la prémisse «Loin des yeux, loin du cœur» s’applique.  De fait, l’expérience me démontre que le geste de récupérer nos matières communes est d’abord  avant tout compulsif.  J’y reviendrai sûrement dans un autre article.

Pour la petite histoire, l’événement que nous avons tenu était le deuxième.  Le précédent (le premier pour cette municipalité) avait eu lieu en juin.  Pour vous dire l’engouement: le nombre de visites s’est multiplié par deux cet automne, et la quantité de matières résiduelles récupérées par quatre. Bravo à la Municipalité d’Austin pour l’initiative!

Que ce soit pour une municipalité, une entreprise, à la maison ou dans les lieux publics, le succès passe entre autre par la proximité et l’accessibilité!

21 octobre 2010

Votre récupération est jetée?

Le Journal de Montréal titrait en première ce matin «Votre recyclage au dépotoir».  Bon, ça y est, on s’en doutait, on fait tout cela pour rien!  À première vue, effectivement, la chose est assez désolante…

Ce qui peut paraître plus inquiétant encore, comparativement aux légendes urbaines colportées il y a quelques décennies, c’est que le problème ne semble pas sporadique mais structurel.  Mais attention, rien de tout noir, rien de tout blanc.  Nous avons collectivement choisi (ou négligé de choisir) ce qui nous arrive.

Soyons clair, il y a des cas plus problématiques que d’autres.  Comme ailleurs, on trouve toutes les couleurs de l’arc-en-ciel…  Je n’ai toutefois pas l’intention de disséquer le meilleur du pire.  Le problème est selon moi plus fondamental.

Mille considérations devraient être prises en compte.  Et la polarisation que semble prendre le débat les occulte complètement.  Je rappelle simplement quelques faits:

  • Nous avons fait le choix collectivement voilà quelques années de collecter et récupérer pêle-mêle nos déchets recyclables.  Plus facile!  Les résultats le prouvent: la population récupère plus suivant ce mode.  Mais le chaos que nous créons dans le bac (de tout mélanger sans autre considération) nécessite des efforts additionnels pour les séparer par la suite.  Y sommes-nous arrivés?  Pas sûr…
  • Nous devrions consentir plus d’énergie à trier, mais nous cherchons paradoxalement à en diminuer la charge économique, les poches des contribuables n’étant pas sans fonds. De plus les sources de financement étaient, jusqu’à récemment, plutôt rares.  On a donc tenté de faire des miracles avec presque rien.
  • Et pour faire des miracles avec presque rien, nous avons souffert de l’euphorie de la pensée magique.  Nous nous sommes convaincus qu’avec plus de volume et le développement technologique, nous ferions beaucoup plus avec beaucoup moins.  Nous avons effectivement fait beaucoup de progrès.  Mais aujourd’hui, nous nous trouvons avec des technologies très dispendieuses malgré des contrats octroyés au plus bas soumissionnaire souffrant d’un manque de financement.
  • Du volume, on en veut!  La règle dictée au citoyen: «Vous n’êtes pas certains que c’est recyclable, mettez-le dans le bac!»  Et on reproche par la suite au centre de tri d’avoir des taux de rejets plus haut…
  • Transporter des matières en Asie est un non sens.  Effectivement!  Mais je vous rappelle qu’il n’existe pas de système qui reconnaisse cette aberration et qui traduise économiquement l’émission de carbone.  Alors, est-ce au centre de tri d’en assumer seul cette charge?

Les centres de tri sont forcés de tourner les coins ronds.  Plus de volume, moins de qualité et la recherche du marché de la revente le plus haut possible.  Ils ont certes à prendre leur part dans tout le débat qui a cours, mais j’hésite à croire qu’ils en sont les seuls responsables.

Beau débat et nous n’avons pas fini d’en discuter.  Nous avons choisi la solution la plus économique, assumons maintenant nos choix. Les centres de tri travaillent avec les moyens qu’ils ont et agissent simplement pour éviter leur perdition.  C’est comme l’eau, elle prend toujours le chemin le plus facile pour parvenir à la rivière…

Étiquettes : ,
19 octobre 2010

Notre petit comfort

Nous, les Nord-américains, nous sommes très préoccupés par notre petit confort et nous ne nous soucions guère des impacts de notre mode vie sur l’environnement. Ainsi, chaque jour, nous achetons des produits plus ou moins utiles et produisons des tonnes de déchets qui disparaissent comme par magie le jour de la collecte. 

 Nous nous transportons, un à un, dans des véhicules composés de différentes matières sans se préoccuper des ressources naturelles qui ont été nécessaires à leur fabrication.  Nous ne savons pas vraiment comment les matières premières ont été exploitées et transformées, de l’énergie requise, des rejets à l’atmosphère et des déchets que le procédé a générés. Tout ça nous importe peu! L’important, c’est que le moteur tourne rondement!

 Lorsque la jauge d’essence l’indique, nous arrêtons faire le plein dans l’une de ces centaines de stations service en chialant que le prix a encore augmenté.  Là encore, nous ne nous soucions aucunement d’où provient ce pétrole ni de combien de canards sont morts après avoir pataugés dans les étangs toxiques liés à l’exploitation, des terres et des forêts qui ont été sacrifiés, etc.  Non, ça ne nous effleure même pas l’esprit! 

Nous croyons pouvoir tout obtenir et tout réparer moyennant un peu d’argent. Nous agissons comme si les ressources étaient illimitées. Tout nous est permis pour subvenir à nos besoins, réels ou imaginaires, et pour assurer notre petit confort. 

Puis un beau jour, assis confortablement dans notre divan synthétique fabriqué en Chine, en regardant le bulletin de nouvelle sur notre cinéma maison, rempli de métaux lourds, nous nous apercevons que la planète va mal… Alors nous ne comprenons pas trop comment nous en sommes arrivés là. Et malgré l’envergure des problèmes, nous ne nous sentons pas encore vraiment concernés. Tant que l’eau de notre robinet sera potable et tant qu’un déluge n’aura pas emporté notre maison et dérangé notre petit confort, ces problèmes ne nous concerneront pas tout à fait. 

De plus, nous nous sentons tellement impuissants face à ces grands problèmes environnementaux.  Nous blâmons le gouvernement, les États-Unis, les pétrolières, les industries et même le bon Dieu.  Les problèmes de la planète sont tellement grands, comment, en tant que simple individu, pouvons-nous faire une différence? 

Pourtant, nous faisons tous partie de la solution, tout comme nous avons tous contribué au problème.  En tant que consommateurs et en tant que citoyens, nous avons un réel pouvoir de changer les choses.  Chaque choix de consommation est un vote.  Chaque petit geste compte, aussi petit soit-il.  N’est-ce pas comme cela que nous avons rendu la planète malade… un sac de déchet à la fois… un litre d’eau usée à la fois…. un plein d’essence à la fois…

Par Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

18 octobre 2010

Stop! C’est la SQDR qui commence!

Débutait hier la Semaine québécoise de réduction des déchets.  Elle se prolongera jusqu’au 24 octobre prochain.  Et, à notre manière, nous souhaitons souligner l’événement.  Ainsi, déjà en début de semaine, nous vous incitons à réfléchir et prendre action pour faire en sorte de diminuer la quantité de déchets que vous générez dans votre organisation.

Pour l’occasion, Monique Clément vous a concocté un billet d’humeur… mordant!  À lire demain, sans faute!

Pour ma part, par notre compte de microblogage Twitter (www.twitter.com/grricher), je vous proposerai des pistes sur lesquelles vous pourrez évaluer leur faisabilité dans votre environnement.  Vous n’avez pas de compte Twitter?  Qu’à cela ne tienne: visitez régulièrement notre blogue au cours de la semaine (dans la marge de droite) pour y lire nos dernières parutions.  Entre temps, je vous invite à consulter le site internet de la SQDR.  Des outils, la listes des événements et des ressources vous y sont présentés.  Allez y faire un tour…

Bonne semaine et que votre bonne résolution de l’année se prenne maintenant!

Étiquettes :