15 octobre 2010

Ranger son bâton de pèlerin… à regret.

Un sentiment ambigu m’habitait ce matin.  De la satisfaction et du regret…  Depuis un peu plus de douze mois, lors de la tournée des régions du 3R MCDQ,  j’ai été à la rencontre de plus de 500 personnes animées par la ferme volonté d’améliorer, à leur manière, l’environnement et d’en faire leur activité ou de l’intégrer dans leurs préoccupations respectives.  En fait, entrepreneurs, intervenants gouvernementaux, organismes de tout ordre semblent s’entendre pour continuer à favoriser la croissance que connaît notre industrie depuis quelques années.

OK, c’est une introduction digne d’un discours politique.  Je m’en excuse, mais ça dit exactement ce qu’il en est.  Inutile d’aller dans les détails et tirer des conclusions trop hâtives.  De toute manière, un sage pour qui j’ai beaucoup d’admiration me suggérait hier de laisser décanter, de me laisser imprégner des centaines de conversations que j’ai eues avant d’en faire le bilan.  Il est sage, je ferai donc comme il se doit.

En introduction, je me disais «satisfait».  C’est le sentiment du devoir accompli.  Bien qu’exigeant, cet exercice nous permettra comme association d’être beaucoup plus près des préoccupations de nos membres et plus pertinente dans nos interventions auprès de nos interlocuteurs.  Satisfait aussi puisque nous avons eu l’occasion de faire connaître la vigueur de nos entreprises à la population et les succès que nous obtenons par le biais d’une quarantaine d’entrevues avec les médias locaux et régionaux.  74% de 4,5 millions de tonnes générées au Québec et valorisables dans les secteurs de la construction, rénovation et démolition ont été récupérées en 2008.  Ce n’est pas rien!

Et le regret…  Le regret de savoir que je n’aurais pas l’occasion d’aller à nouveau à la rencontre de tous ces gens, dans leur milieu, dans des lieux qu’ils façonnent à tous les jours à leur image et habités par leur passion quotidienne.  Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point l’accueil a été chaleureux, et ce, dans toutes les régions visitées.  Les énumérés serait trop long, mais je me dois de souligner l’énergie déployée par nos hôtes pour faire de ces événements un succès.

Qu’on se comprenne bien: ce n’est qu’une étape dans notre cheminement.  Et nous entendons bien continuer à tout faire, avec nos partenaires, pour favoriser la progression de notre industrie et de la société québécoise vers des sommets inégalés pour mieux gérer nos ressources.  Une matière jetée doit continuer de nous indigner et nous devons tout faire pour l’éviter…

Tout cela c’est terminé hier, et je m’ennuie déjà.  Inutile de prendre de décision trop rapidement, mais je crois que nous nous devrons de répéter l’expérience…

Alors, à bientôt!

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14 octobre 2010

Penser plus loin que le bout de son… chantier!

(Adapté d’un article que j’ai écrit pour le trimestriel La Roulotte, ACQ-Estrie, été 2010)

En consultant la documentation du Conseil canadien du bâtiment durable en lien avec les exigences pour l’obtention de la certification LEED, je trouvais qu’on en faisait un peu beaucoup en demandant de contrôler complètement les sédiments et les poussières au périmètre d’un chantier.  Mais à l’évidence certains entrepreneurs pourraient y gagner à le lire.

Pourquoi?  Parce ce que j’ai eu l’occasion d’en faire l’expérience dans ma localité.  Je vous explique.  Je me trouve sur un terrain de soccer avec mon fils un mardi soir, en compagnie de 125 autres jeunes et au moins autant de parents.  En face, des travaux de démolition avaient garnis la route de terre et de poussière de béton.  Première erreur.  Pour y remédier: opération nettoyage avec le balai mécanique.  Deuxième erreur.  Je ne sais pas si vous avez déjà vu un balai mécanique qui n’arrive pas à filtrer la poussière qu’il ramasse?  Il l’expulse dans un immense courant d’air au dessus du camion sur une hauteur de six mètres, créant un nuage… de poussière, évidemment.

Et bien, il fallait voir la scène : 250 personnes (dont des enfants, je l’ai dit) littéralement aspergées de poussière.  À l’évidence, le remède était pire que le malaise…

Je me répète, le développement durable c’est trois piliers : assurer notre bien-être collectif (social) par nos activités (économique) sans compromettre notre capacité à le faire dans le futur (environnement).  Et se préoccuper de la santé du voisinage, c’est faire du développement durable!  Vous le savez, l’essentiel des maladies pulmonaires trouvent leur origine dans des facteurs environnementaux.

Bon, enfin, voici une belle occasion de s’améliorer…  Je conçois parfaitement que le défi est de taille.  Mais à défaut de pouvoir prévenir tout problème, il est de notre responsabilité d’en limiter les effets.  Peut-être suis-je un peu trop épidermique à cet égard, mais ne doit-on pas se soucier de la santé des travailleurs ET des citoyens?

12 octobre 2010

Déconstruire, en cinq questions!

J’avais écris un article récemment sur les cinq étapes simples pour amorcer une réflexion sur la gestion de ses matières résiduelles pour les organisations.  C’est une approche qui nous couvre pas tout le spectre des enjeux qui touchent nos déchets, mais il s’agit, selon moi, d’un bon départ.

J’ai une demande qui m’a été faite la semaine dernière au sujet d’un projet de déconstruction résidentielle.  Comment aborder la chose?  La démarche s’apparente à celle relatée ci-haut, mais des nuances méritent que j’en traite ici distinctement.  Encore une fois, de mon avis, il n’y a pas de recette miracle.  Toutefois, il y a, selon moi, cinq questions qui sont opportunes de se poser pour ne pas se perdre.  

  1. Quels sont les objectifs que je poursuis une fois que nous déterminons que les travaux de déconstruction ou de démolition doivent être fait?  Le plus de récupération possible?  Le plus bas coût possible?  Favoriser le réemploi, le recyclage?
  2. À quelles contraintes suis-je soumis?  Délais de temps serrés? Espace restreint? Enveloppe budgétaire déterminée?  Capacité à planifier et/ou effectuer les travaux par soi-même ou en impartition?  Besoin d’une traçabilité adéquate pour reddition de compte?
  3. Quels seront les outils nécessaires pour intervenir?  Démolition?  Démolition sélective?  Déconstruction (démantèlement)?
  4. Quelles sont les ressources nécessaires et disponibles?  Qui sont les spécialistes dans ma région?  Quelles sont les options pour recycler nos matériaux?  Petite plog: le site du 3R MCDQ est une mine de renseignements par son répertoire des membres…
  5. Qui sera le maître d’œuvre?  À qui échoit la responsabilité du projet et des différentes interventions qui le composent?  Projet «clé en main»? Travaux sous-traités mais écoulement des matériaux assumé par le propriétaire?

 Que des questions…  Mais bon,  les bonnes réponses viennent souvent des bonnes questions!

Sûrement, y a-t-il d’autres considérations à prendre en compte…  l’idée est de bien cerner ce qui caractérisera notre intervention pour ne pas en échapper des bouts!

J’attends vos réactions!

7 octobre 2010

Vous vous sentez impuissants à changer les choses? Et si…

Le combat que nous menons individuellement pour s’assurer d’un avenir plus respectueux de notre planète peut sembler stérile.  À chaque fois que vous vous sentirez dans cet état, venez visionner cette capsule…

Ceci me rappelle tout de même que nous en avons fait du chemin depuis près de deux décennies.  Il était presque impensable à nos débuts de croire que nous pourrions récupérer systématiquement les matériaux de construction.  Même à l’énoncé de notre nom corporatif, Gestion Ressources Richer, nous suscitions plus d’interrogations que d’exclamations…

Mais les mentalités ont beaucoup évoluer, et notre discours trouve des alliés.

En 1993, il n’y avait aucune honte à dire qu’on n’avait «pas de temps pour ça, le recyclage»!  Aujourd’hui je rencontre surtout des direigeants gênés de pas en faire assez.  Moins de vingt ans et le discours a basculé.  D’ailleurs, ceci ce vérifie à nos activités.  À l’époque, moins de 10% des transports effectués étaient destinés à la valorisation des matières recyclables.  Aujourd’hui, à vue de nez, plus de 90% des quantités transportées y sont destinées…  C’est une tendance de fond.

Alors courage, vos efforts portent leurs fruits… même lorsque vous n’y croyez plus!

Merci à Samuel qui nous a mis sur la piste de cette capsule…

5 octobre 2010

Seules les grandes entreprises peuvent bien récupérer? Attendez un peu…

Pierre Bolduc, propriétaire de l'ÉcoloboutiqueParce qu’elles subissent des inconvénients importants par la masse considérable de déchets qu’elles génèrent ou des coûts que ces derniers engendrent, ou encore parce que leurs clients le voit d’un mauvais oeil, les entreprises (surtout de taille importante) ont déjà pris le virage «récupération».  Pour les petites organisations, la transition est beaucoup plus difficile…  Malgré tout, certaines le font de manière exceptionnelle!

Question de rendre visite à un ami, je me rends à l’Écoloboutique, son entreprise dont il rêvait depuis longtemps.  Le rêve devenu réalité, Pierre Bolduc vit à plein ses convictions environnementales.  Nous nous sommes rencontrés au moment, lorsque Pierre, dans ses occupations précédentes a sollicité l’appui de Gestion Ressources Richer pour supporter son programme de gestion de matières résiduelles.

Après avoir fait le tour de la boutique, où chaque élément a été pensé (meubles récupérés, étales en bobine industrielle en bois, comptoirs faits de portes récupérées), il m’amène faire un tour dans son bureau.  Je le surnommerais plutôt son QG (Quartier Général) du recyclage!

Mais ce n’est pas l’accumulation des matières résiduelles recyclables qui a retenu mon attention.  C’est plutôt le registre qui compile les activités de récupération.  Une merveille de simplicité!  Cela contraste avec ce que je vois couramment (et je m’en confesse, avec ce que je fais parfois dans ma propre entreprise)… Vous le savez, il faut bien faire les choses en grand lorsque nous mettons quelque en place: chiffrier électronique, graphiques, etc.  Pour Pierre, rien de cela.

En fait, afin de faire le suivi des matières recyclable de l’Écoloboutique, son propriétaire a tout bêtement disposé les étiquettes de pesée ou leur résultat de chacun des sacs et matières sur une grille préparée manuellement (des fiches de dossier récupérées, évidemment!).  Une bonne leçon de Lean manufacturing, connu sous le nom de  Système Toyota!  Ce système et cette disposition possède trois avantages indéniables, peu importe le type d’entreprise qui l’utilise:

  1. Compilation des données de récupération dans une grille affichéeNe génère pas de travail additionnel et de délais associés à la prise de données;
  2. donne une information exacte sur les performances de récupération en temps réel (la grille est constamment mise à jour) et donne une rétroaction immédiate sur les écarts, s’il y a lieu;
  3. l’information est disponible à tous (gestionnaires, employés, etc) comme elle est compacte et peut être affiché à un endroit stratégique.

Terriblement simple…  Pas d’ordinateur, pas de paperasse, juste des résultats.  Un sage m’a déjà dit: «Ce qui ne se contrôle pas ne mérite pas d’être fait».  Il n’en est pas autrement pour la récupération.  Il faut savoir d’où nous partons, les progrès que nous réalisons et avoir l’assurance que nous maintenons le cap.  Or, aucune entreprise ne peut se permettre d’y consacrer toutes ses énergies, la récupération n’étant pas de son secteur d’activités principal.  Or, un système comme celui que Pierre Bolduc a mis en place donne d’excellents résultats avec un minimum d’efforts.

De ce type d’expérience, je suis friand.  L’appliquez-vous déjà dans votre organisation?  Des commentaires?  D’autres suggestions?  J’en prendrais encore et encore!

30 septembre 2010

Uniboard vante les mérites de ses produits face à LEED

Par le choix que nous faisons dans l’achat de matériaux de construction, il est possible de discriminer ces derniers selon leurs vertus plus ou moins écologiques.  LEED sert en ce sens d’un cadre de référence et les manufacturiers tentent d’y répondre.

C’est dans cet esprit que l’entreprise Uniboard présente les critères auxquels répond sa ligne de MDF (Medium density Fibers) et qui permettent d’obtenir des crédits en vu de la certification du bâtiment.  Vous pouvez accéder à ce tableau ici.

Vous trouverez par ailleurs sur le site internet de l’entreprise tous les produits qui peuvent contribuer à l’obtention de crédit.

Fait intéressant, Uniboard propose des panneaux de particules sans urée-formaldéhyde, produit mis en cause pour des problèmes de qualité de l’air dans les bâtiments.

28 septembre 2010

Que faire du styromousse ?

Le styromousse offre une excellente protection mécanique et iso thermique. Il est léger, ce qui rend son transport économique et il a un très bon rapport qualité prix. Tous ces avantages lui confèrent une grande popularité.

Toutefois, ce matériel a le défaut de ses qualités : Il est constitué de 98 % d’air et est difficilement compressible. Sa légèreté le rend très dispendieux à transporter vers les lieux d’élimination. Il prend beaucoup de place dans les sites d’enfouissement et il a une durée de vie presque éternelle. De plus, il a une très faible valeur sur le marché de la récupération où il trouve difficilement preneur. L’unique recycleur de styromousse au Canada, situé en Ontario, a d’ailleurs fermé ses portes il y a quelques années.

Alors que faire de cette montagne de styromousse ?

Basé sur le principe des 3R, on peut d’abord tenter de l’éviter (réduction à la source) ou de le réutiliser. Mais selon les quantités générées, ces approches ne sont parfois pas suffisantes. Peut-on alors envisager le « R » de la récupération ?

Le génie humain a développé une technologie pour le densifier. Il suffit de mettre le styromousse dans la machine qui le granule et le chauffe pour ensuite l’extruder en un boudin de polystyrène. Cet équipement permet de réduire le volume de 90 %. Il existe différents modèles qui s’adaptent à des besoins de toutes tailles. L’entreprise Recycle Tech qui fabrique ces équipements est située au New-Jersey et dessert également le Canada. De plus, l’entreprise achète tout le polystyrène densifié qui sort de la machine. Une solution rêvée! À quel prix ? À vous de vérifier.

Par Monique Clément,  BSC. DGE
     Conseillère en environnement

23 septembre 2010

«Par où commencer?»

En entrevue avec des journalistes, en rencontre avec des clients, en discussion avec une nouvelle connaissance, la question est sur toute les lèvres: «Récupérer, je suis bien d’accord, mais comment débuter?».

Simpliste?  Au contraire, la question est bien légitime!  La pression est de plus en plus forte de la part des employés et des clients notamment pour récupérer; aussi bien le faire correctement.  Correctement, oui, mais nous devons nous donner le droit à l’erreur.  Après tout, vous ne pouvez pas faire pire: vos déchets étaient jetés!

Dans les faits, il n’y a pas de recette miracle.  Voici néanmoins des pistes qui peuvent vous aider:

  1. Définissez clairement les raisons qui vous poussent vers une gestion plus étroite de vos matières résiduelles.  Pour vos clients?  Pression des employés?  Réduction de coûts?  Bonification de l’image corporative?  Vous aurez éventuellement à faire des choix.  Aussi bien établir immédiatement vos critères décisionnels…
  2. Faites un inventaire de ce que vous générez comme matières résiduelles.  Quelle(s) matière(s) générez-vous?  En quelle quantité?  Dans quel site, département ou bâtiment?
  3. Débroussaillez le terrain.  Quel projet prioritaire désirez-vous mettre de l’avant?  Ne tentez pas de tout faire à la fois.  Lequel vous ferez potentiellement économiser le plus?  Lequel provoquerait le moins de résistance au changement dans votre organisation?  Ah oui: un ou deux projets.  Apprenez à marcher avant de courrir…
  4. Choisissez vos alliés.  De quelles ressources disposez-vous à l’interne?  Quelles organisations peuvent vous supporter (consultants, transporteurs, récupérateurs/recycleurs, fournisseurs)?
  5. Vous savez à quoi vous attendre.  Faites-en un projet.  Utilisez toute la rigueur requise pour la gestion de projet.  Planifiez, implantez, et surtout contrôlez!  Vos résultats seront à la hauteur de la discipline qui vous y consentirez.

En résumé, il s’agit de connaître sur quoi devez-vous travailler, avec quoi allez-vous le faire, comment et dans quel ordre allez-vous le faire.  Vous faites dans vos organisations respectives des masses de projets.  Rien de très différent, sinon que vous prendrez peut-être goût à vous occupez de vos poubelles…

21 septembre 2010

Couleur recyclage: tous les goûts sont dans la nature

Notre sondage mené depuis quelques semaines visaient à orienter notre choix sur la couleur que nous devions utiliser pour nos conteneurs.  L’idée était de trouver la couleur la plus « intuitive » lorsque viendrait le temps de déposer un objet recyclable dans un conteneur.

Nous laisserons le formulaire en ligne quelques jours, mais pour l’essentiel, nous travaillerons avec les résultats déjà obtenus.  Notre conclusion: rien de concluant!

C’est un peu fort, mais il n’en demeure pas moins que les résultats ne tirent une ligne très nette sur la couleur dominante.  Bon, soyons clairs, le sondage n’a pas recueillis 1 000 répondants (loin de là)…  Sa marge d’erreur est probablement impressionnante.   Mais jouons tout de même à l’analyste, juste pour le plaisir.

Alors que l’on aurait pu croire, par exemple, que le vert s’impose, il n’a été choisi comme couleur préférée que pour le tiers des répondants.  C’est le bleu qui s’est vu attiré la faveur du plus grand nombre, dans une proportion toutefois dépassant à peine les 50%.  L’orange et le rouge fermaient la marche.

Même si ces résultats peuvent être étonnants de prime abord, il est clair que les perceptions et les expériences passées des répondants y sont sans doute pour beaucoup.  Le vert est effectivement associé à l’environnement.  Après tout, voit-on le Ruban de Möbius (sigle du recyclage) autrement qu’en blanc, noir ou vert?  En contrepartie, les objets usuels dédiés à la récupération influencent les réponses.  Ainsi, plusieurs municipalités de l’Estrie ont opté pour le bleu à l’implantation des programmes de collecte, il y a plus d’une vingtaine d’années.  C’est ce qui explique peut-être les résultats.

Alors, tous vers le bleu?  Eh bien dans la région des Bois-Francs, le choix s’est fait sur le vert.  Pas de solution absolue!  On s’entend au moins pour dire que le noir n’évoque pas le recyclage…

Alors, que fera Gestion Ressources Richer?  Nous y songeons encore un peu, mais il y a fort à parier que nous peinturerons notre flotte dans les mêmes proportions que les résultats du sondage.  Pas d’accord?  Pourquoi?  Il faut bien s’amuser un peu!

7 septembre 2010

Nous détestons faire comme les autres!

Il faut bien l’admettre, notre secteur d’activités ne carbure pas aux innovations comme le ferait par exemple les technos.  Néanmoins, pour nous, faire toujours la même chose, c’est l’ennui!   Nous avons bien introduit la collecte systématique du carton, puis de la collecte sélective, puis encore celle du compostage il y a de cela quelques années dans les industries, commerces et institutions de la région, mais depuis, plus rien.  En tout cas, rien de neuf.

Le secteur de la construction et de la rénovation, lui, n’a pas non plus été choyé par notre originalité.  Il y a dix ans (à quelques mois près), nous construisions le premier centre de tri en Estrie pour récupérer les matériaux.  Le but: ne rien changer sur le chantier…  C’est bien, mais il est sûrement temps de faire mieux.

Un constat et deux conversations m’ont convaincu qu’il était précisément temps de changer:

  • Les entrevues menées auprès de nos clients entrepreneurs démontrent clairement qu’ils subissent une très forte pression pour réduire leurs coûts et améliorer leur image verte.  Nous avons certainement un rôle à jouer;
  • Un client m’appelle ce printemps pour me demander s’il pourrait récupérer sur le chantier.  Les clients n’apprécient pas voir qu’ils font des efforts pour récupérer leurs déchets d’un côté, et que de l’autre, de pleins conteneurs sont expédiés directement (du moins en apparence) directement à la décharge;
  • Un entrepreneur, quelques semaines plus tard, m’exprime toute la frustration qu’il ressent de mélanger dans un conteneur des matériaux qui ne l’étaient pas sur le chantier.  Et pour rajouter l’insulte à l’injure, je lui facture plus cher ses matériaux pour… les démêler!

Et que ceux qui disent que les mentalités ne changent pas…

Nous débutons donc ces jours-ci une expérience.  Nous partons de l’hypothèse que certaines matières seraient mieux récupérées au chantier ou en industrie et que les efforts seront compensés par la valeur des matières récupérées.  Et surtout, nous croyons que les entreprises veulent récupérer.  Résultat: à partir d’un modèle d’un de nos fournisseurs, nous avons conçu un prototype de conteneur à deux compartiments.

Ce prototype est déjà en essai sur le seul chantier convoitant l’accréditation LEED à Sherbrooke, et cinq répliques sillonneront la région au cours des prochains jours pour recueillir les impressions des usagers.

Est-il adapté? Saura-t-il intéresser d’autres marchés?  Est-ce une réponse au client de nos clients?  Sont-ils de la bonne couleur?  (Les prototypes viendront en vert, bleu et rouge…)  Les prochains mois nous le dirons.

Et vous, qu’en pensez-vous?  Comment voyez-vous cette solution?  Vos commentaires seront analysés en détails.  Après tout, un jour ou l’autre, c’est vous qui l’utiliserez, non?