Posts tagged ‘changement’

22 novembre 2010

RECYC-QUÉBEC disparaît !

Recyc-Québec célébrait cette année ses 20 ans d'existence. Son rôle sera-t-il repris et assumé par le MDDEP?

Après 20 ans d’existence, la Société québécoise de récupération et recyclage sera abolit le 1er avril 2011. Ses activités seront transférées au ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et les surplus accumulés de 40 M$ seront versés au Fonds vert. Tous les revenus et sommes perçus par RECYC-QUÉBEC seront également transférés dans ce Fonds. Cette décision découle d’une orientation gouvernementale visant à accroître l’efficacité de l’État et à réduire ses dépenses. On évalue que cette restructuration permettra de réaliser des économies annuelles récurrentes de 2 M$.

RECYC-QUÉBEC a été créé en 1990 dans le but de promouvoir, développer et favoriser la réduction, le réemploi, la récupération, le recyclage et la valorisation de contenants, d’emballages et de produits. On doit dire qu’on a beaucoup évolué en 20 ans. Alors qu’en 1990 les programmes de récupération commençaient à peine à se développer, la récupération fait maintenant partie des habitudes de tous les Québécois (ou presque). Au cours des 20 dernières années, RECYC-QUÉBEC a développé une foule de programmes pour promouvoir la récupération. Ces programmes n’ont pas toujours donné les résultats escomptés dans les délais voulus, mais ils ont certes permis aux québécois de faire des pas de géants.  

A-t-on besoin d’un organisme dédié?

Des pour…

Il est clair que RECYC-QUÉBEC a joué un rôle important au cours des dernières années, mais comme les programmes de récupération sont maintenant bien rodés, il y a lieu de se questionner si cette société d’État a toujours sa raison d’être. Il est possible que cette restructuration apporte effectivement une efficacité accrue. Par exemple, les données d’enfouissement sont actuellement compilées par le MDDEP alors que celles de la récupération le sont par RECYC-QUÉBEC, chacun ayant développé son propre formulaire et logiciel. Il y a là du dédoublement qui, je l’espère, disparaîtra avec ce nouveau mariage. De plus, le partage des rôles et responsabilités entre le MDDEP et RECYC-QUÉBEC n’est pas toujours clair, si bien que dans certains cas on se retourne la balle. Finalement, comme la nouvelle Politique de gestion des matières résiduelles intègre des objectifs qui rallient les changements climatiques et le développement durable, il semble qu’un regroupement au sein d’un même ministère soit une décision logique. 

…et des contre

Toutefois, bien qu’on nous assure que les programmes et activités de RECYC-QUÉBEC se poursuivront au sein du MDDEP, il y a tout même un danger que la gestion des matières résiduelles devienne un dossier parmi tant d’autres et qu’on lui accorde moins d’intérêt et de ressources. Bien que la récupération fasse partie de notre quotidien, il suffit parfois d’une baisse de garde pour retourner à de vieilles habitudes. Nous devons donc demeurer vigilants afin que ce dossier ne tombe pas aux oubliettes. N’oublions pas que malgré l’évolution du recyclage, nous enfouissons toujours autant de déchets qu’il y a 20 ans!

Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

  

La parole est à vous:  Recyc-Québec disparaît…  Pour ou contre?

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9 novembre 2010

Lettre ouverte au Ministre Gignac

M.  le Ministre Clément Gignac,

MDEIE, Québec,

Je tiens dans un premier temps à vous remercier de l’invitation qui nous a été faite de participer, hier, à votre escale sherbrookoise de la tournée «Vers une stratégie de l’entrepreneuriat».  Vous aurez pu le constater, l’Estrie possède des forces vives pour mettre en valeur la culture entrepreneuriale et l’entrepreneuriat.    Toutefois, beaucoup reste à faire et soyez assurés que la situation me préoccupe au plus haut point.

Les statistiques le démontrent, le Québec performe peu et performe mal en la matière.  Taux de survie des entreprises inférieur et intention d’entreprendre à la moitié de ce que l’on retrouve dans le reste du Canada ne sont que quelques exemples.  Mais, au-delà des chiffres, il y a une réalité : le tissus social du Québec s’altère.  Entreprendre, ce n’est pas qu’avoir une entreprise.  C’est bien plus large.  La vigueur d’un peuple depuis la nuit des temps se fonde sur sa capacité à se réaliser, à prendre des initiatives pour améliorer son sort…  Les résultantes sont une meilleure cohésion et solidarité sociale, une meilleure capacité d’adaptation et une amélioration de nos conditions de vie, économique certes, mais aussi sociale et environnementale.  Il nous faut des entrepreneurs partout!

Tiré du document «Vers une stratégie de l'entrepreneuriat», MDEIE

Sachez que j’admire votre démarche.  Mais dans un contexte de restriction budgétaire, je conçois que la tentation pourrait être forte de s’en tenir à bouger quelques pions sur l’échiquier.  Je vous exhorte à être créatif dans l’élaboration prochaine de votre stratégie.  L’entrepreneuriat n’est pas une question économique.  C’est une question de valeur sociale, rien d’autre.  Bien sûr, nous devrons consacrer des ressources pour appuyer des initiatives, mais le travail le plus ardu à accomplir sera de faire transcender vos bonnes intentions à travers tous les ministères, et au premier chef, celui du Travail et de la solidarité sociale.  Et encore davantage au Ministère de l’Éducation…

Nous ne serons capables de relever les défis que l’avenir nous réserve que si notre société est innovante, créatrice et capable d’assumer sa destinée.  Et ceci ne peut se faire que si nous sommes mus par des valeurs entrepreneuriales.  J’ai eu la chance, dans ma jeunesse, d’être immergé par ces valeurs.  Et c’est ce qui m’a donné le goût de faire ce que je fais aujourd’hui, d’avoir mon entreprise, créer des solutions pour notre localité, s’impliquer dans l’essor de notre secteur d’activités, dans le système scolaire de mes enfants, dans les activités de ma localité…  Il faut que chaque enfant, dès l’âge primaire, ait l’occasion d’être intimement en contact avec ces valeurs.  Nous permettrons à notre jeunesse d’édifier leur confiance en soi, leur vision, leurs buts et la réalité dans laquelle il veulent vivre.  Je vous invite, M. le Ministre, à consulter les travaux d’une enseignante d’exception, Mélanie Custeau, comme quelques autres, qui trace à mon avis la voie en cette matière. 

Nous ne partons pas à zéro, loin de là.  Nous possédons comme québécoise et québécois cette fibre qui nous a permis de faire ce que notre peuple est aujourd’hui.  Mais ce potentiel doit être exposé à des catalyseurs.  Je plaide pour que la société québécoise devienne un véritable incubateur entrepreneurial.  D’autres sauront beaucoup mieux que moi comment accomplir cette lourde tâche, mais vous aurez accès à toute mon énergie pour réaliser à l’école, dans nos famille et dans le milieu du travail cette révolution.

Merci encore pour votre engagement!

Sébastien Richer, entrepreneur

************* Fin de la lettre ***************

Prenez quelques minutes pour consulter le guide de discussion.  Les chiffres sont frappants!

Vous partager ma préoccupation face à l’avenir de l’entrepreneuriat et, de manière plus large, l’émancipation des valeurs entrepreneuriales pour notre avenir, n’hésitez pas à vous faire entendre!

7 octobre 2010

Vous vous sentez impuissants à changer les choses? Et si…

Le combat que nous menons individuellement pour s’assurer d’un avenir plus respectueux de notre planète peut sembler stérile.  À chaque fois que vous vous sentirez dans cet état, venez visionner cette capsule…

Ceci me rappelle tout de même que nous en avons fait du chemin depuis près de deux décennies.  Il était presque impensable à nos débuts de croire que nous pourrions récupérer systématiquement les matériaux de construction.  Même à l’énoncé de notre nom corporatif, Gestion Ressources Richer, nous suscitions plus d’interrogations que d’exclamations…

Mais les mentalités ont beaucoup évoluer, et notre discours trouve des alliés.

En 1993, il n’y avait aucune honte à dire qu’on n’avait «pas de temps pour ça, le recyclage»!  Aujourd’hui je rencontre surtout des direigeants gênés de pas en faire assez.  Moins de vingt ans et le discours a basculé.  D’ailleurs, ceci ce vérifie à nos activités.  À l’époque, moins de 10% des transports effectués étaient destinés à la valorisation des matières recyclables.  Aujourd’hui, à vue de nez, plus de 90% des quantités transportées y sont destinées…  C’est une tendance de fond.

Alors courage, vos efforts portent leurs fruits… même lorsque vous n’y croyez plus!

Merci à Samuel qui nous a mis sur la piste de cette capsule…