Posts tagged ‘développement durable’

29 octobre 2010

Gala de la FEE: les finalistes, les lauréats… et nous.

 

Les événements qui mettent en valeur les réalisations environnementales sont toujours pour moi source d’inspiration. Ils nous démontrent que certains d’entre nous sont parvenus à faire des choses extraordinaires avec des moyens souvent limités. Ils nous démontrent surtout que la conviction et l’acharnement peuvent avoir un impact significatif sur l’environnement.

Mais le Gala de la Fondation Estrienne en Environnement m’apporte également un sentiment de fierté… Loin de moi l’idée que nous ayons pu être la cause de leur réussite. Nous avons néanmoins eu l’occasion, comme entreprise, de supporter certains d’entre eux au moment où ils en étaient à leurs premières initiatives «vertes». Ce fût le cas cette année, deux des lauréats ayant initié des programmes de récupération avec l’appui de Gestion Ressources Richer. J’en suis d’autant plus fier que leurs actions se mènent aujourd’hui sur plusieurs fronts et qu’elles dépassent la simple gestion des matières résiduelles.

Nous en avions fait état récemment (voir l’article), Pierre Bolduc, lauréat dans la catégorie contribution personnelle, s’est d’abord attaqué à la récupération dans ses fonctions précédentes.  Mais sa réflexion a largement dépassé ce cadre au point de vouloir en faire d’avantage et devenir un acteur de changement pour la région.  Par sa boutique, il offre aujourd’hui des alternatives à notre consommation qui seraient autrement inaccessibles.

Il en est de même pour l’entreprise Garlock du Canada, filiale d’EnPro Industries, qui a débuté avec la récupération du métal, de carton, puis du bois.  Or, aujourd’hui, la mise en valeur de leurs rejets n’est qu’un des aspects d’une série d’initiatives environnementales.  Garlock, par la contribution remarquable de Pierre Barnabé, responsable de ces dossiers pour l’entreprise, agit et entend encore agir sur tout les aspects environnementaux: matières résiduelles, gestion de l’énergie et les sources alternatives, gestion de l’eau, etc.

Il y en a bien d’autres à vous citer…  Ces deux exemples confirment ma prétention qu’un petit projet, aussi simple soit-il, implanté dans un bon terreau (vision à long terme, porteur convaincu et ressources consenties), peut mener à des résultats exceptionnels.

Un seul message à vous tous, finalistes et lauréats, vous tracez la voie et vous avez toute mon admiration!

19 octobre 2010

Notre petit comfort

Nous, les Nord-américains, nous sommes très préoccupés par notre petit confort et nous ne nous soucions guère des impacts de notre mode vie sur l’environnement. Ainsi, chaque jour, nous achetons des produits plus ou moins utiles et produisons des tonnes de déchets qui disparaissent comme par magie le jour de la collecte. 

 Nous nous transportons, un à un, dans des véhicules composés de différentes matières sans se préoccuper des ressources naturelles qui ont été nécessaires à leur fabrication.  Nous ne savons pas vraiment comment les matières premières ont été exploitées et transformées, de l’énergie requise, des rejets à l’atmosphère et des déchets que le procédé a générés. Tout ça nous importe peu! L’important, c’est que le moteur tourne rondement!

 Lorsque la jauge d’essence l’indique, nous arrêtons faire le plein dans l’une de ces centaines de stations service en chialant que le prix a encore augmenté.  Là encore, nous ne nous soucions aucunement d’où provient ce pétrole ni de combien de canards sont morts après avoir pataugés dans les étangs toxiques liés à l’exploitation, des terres et des forêts qui ont été sacrifiés, etc.  Non, ça ne nous effleure même pas l’esprit! 

Nous croyons pouvoir tout obtenir et tout réparer moyennant un peu d’argent. Nous agissons comme si les ressources étaient illimitées. Tout nous est permis pour subvenir à nos besoins, réels ou imaginaires, et pour assurer notre petit confort. 

Puis un beau jour, assis confortablement dans notre divan synthétique fabriqué en Chine, en regardant le bulletin de nouvelle sur notre cinéma maison, rempli de métaux lourds, nous nous apercevons que la planète va mal… Alors nous ne comprenons pas trop comment nous en sommes arrivés là. Et malgré l’envergure des problèmes, nous ne nous sentons pas encore vraiment concernés. Tant que l’eau de notre robinet sera potable et tant qu’un déluge n’aura pas emporté notre maison et dérangé notre petit confort, ces problèmes ne nous concerneront pas tout à fait. 

De plus, nous nous sentons tellement impuissants face à ces grands problèmes environnementaux.  Nous blâmons le gouvernement, les États-Unis, les pétrolières, les industries et même le bon Dieu.  Les problèmes de la planète sont tellement grands, comment, en tant que simple individu, pouvons-nous faire une différence? 

Pourtant, nous faisons tous partie de la solution, tout comme nous avons tous contribué au problème.  En tant que consommateurs et en tant que citoyens, nous avons un réel pouvoir de changer les choses.  Chaque choix de consommation est un vote.  Chaque petit geste compte, aussi petit soit-il.  N’est-ce pas comme cela que nous avons rendu la planète malade… un sac de déchet à la fois… un litre d’eau usée à la fois…. un plein d’essence à la fois…

Par Monique Clément, B.Sc. DGE
Conseillère en environnement

14 octobre 2010

Penser plus loin que le bout de son… chantier!

(Adapté d’un article que j’ai écrit pour le trimestriel La Roulotte, ACQ-Estrie, été 2010)

En consultant la documentation du Conseil canadien du bâtiment durable en lien avec les exigences pour l’obtention de la certification LEED, je trouvais qu’on en faisait un peu beaucoup en demandant de contrôler complètement les sédiments et les poussières au périmètre d’un chantier.  Mais à l’évidence certains entrepreneurs pourraient y gagner à le lire.

Pourquoi?  Parce ce que j’ai eu l’occasion d’en faire l’expérience dans ma localité.  Je vous explique.  Je me trouve sur un terrain de soccer avec mon fils un mardi soir, en compagnie de 125 autres jeunes et au moins autant de parents.  En face, des travaux de démolition avaient garnis la route de terre et de poussière de béton.  Première erreur.  Pour y remédier: opération nettoyage avec le balai mécanique.  Deuxième erreur.  Je ne sais pas si vous avez déjà vu un balai mécanique qui n’arrive pas à filtrer la poussière qu’il ramasse?  Il l’expulse dans un immense courant d’air au dessus du camion sur une hauteur de six mètres, créant un nuage… de poussière, évidemment.

Et bien, il fallait voir la scène : 250 personnes (dont des enfants, je l’ai dit) littéralement aspergées de poussière.  À l’évidence, le remède était pire que le malaise…

Je me répète, le développement durable c’est trois piliers : assurer notre bien-être collectif (social) par nos activités (économique) sans compromettre notre capacité à le faire dans le futur (environnement).  Et se préoccuper de la santé du voisinage, c’est faire du développement durable!  Vous le savez, l’essentiel des maladies pulmonaires trouvent leur origine dans des facteurs environnementaux.

Bon, enfin, voici une belle occasion de s’améliorer…  Je conçois parfaitement que le défi est de taille.  Mais à défaut de pouvoir prévenir tout problème, il est de notre responsabilité d’en limiter les effets.  Peut-être suis-je un peu trop épidermique à cet égard, mais ne doit-on pas se soucier de la santé des travailleurs ET des citoyens?

3 septembre 2010

Actions durables: l’exemple de Patagonia

On en entend souvent parler, on le voit moins fréquemment, les entreprises, chacune à leur manière tente de réduire leur impact sur l’environnement. 

Patagonia,  poussé par la vision d’Yvon Chouinard, son fondateur, tente depuis longtemps de réduire son empreinte écologique.  Cette prémisse se base sur le fait que moins la nature sera préservée et moins les gens pourront en jouir et faire des activités de plein-air, le marché premier de Patagonia.  Le livre écrit par M. Chouinard reflète très bien cette philosophie.

Cette volonté s’exprime dans une multitude d’actions prises par l’entreprise, entre autres dans la conception de leur centre de distribution au Nevada.  Le document vidéo qui suit en fait état.

Vous trouverez dans la section Environnement du site corporatif les actions prises à tout égard pour soutenir des causes environnementales et leur implication, entre autre, dans le programme « 1% pour la planète ». Un belle source d’inspiration!

Que ferez-vous pour nourrir votre démarche vers le développement durable. À l’exemple de Patagonia, il y a de quoi bonifier vos propres actions…

10 août 2010

Négligez votre responsabilité environnementale et vos clients vous la rappelerons!

Il est loin le temps où les clients et la communauté en général fermaient les yeux sur quelques erreurs d’entreprises, notamment sur le plan environnemental…  Il est désormais clair que le comportement des sociétés sur le plan éthique, social et environnemental est épié, jugé… et sanctionné.

Jusqu’à hier encore, je prenais cette réalité avec une part de scepticisme, mais deux nouvelles me convainc désormais qu’il s’agit désormais d’une donne essentielle.

Sur notre site Twitter, il y a quelques semaines, nous évoquions la tentative de l’organisme Corporate Ethics International de ternir la réputation de l’Alberta et de dissuader les étrangers d’en faire une destination vacances, via la parution d’un document vidéo évocateur.  « Un cri sourd dans une mer de paroles », me suis-je dit.  Or, les résultats d’un sondage Angus Reid, relatés par Radio-Canada, révèle que la moitié des quatre mille répondants du Canada, des États-Unis et de l’Angleterre ayant l’idée de se rendre éventuellement dans le royaume du pétrole canadien auraient effectivement reconsidérés leur choix!  Le coup a porté…

Autre nouvelle: des spécialistes financiers se questionnent sur la capacité pour BP de retrouver une valeur boursière intéressante, en grande partie influencé par… sa réputation et sa notoriété!  Être un génie de la finance ne suffit plus?

Un autre exemple?  On se rappelle d’American Apparel, une entreprise de Montréal, qui s’est vu mêlée à une affaire où de nombreux travailleurs de ses ateliers de Californie auraient démissionnés, craignant les inspecteurs fédéraux états-uniens afin de vérifier leur statut.  Vrai ou faux, l’histoire marque.

Je peux vous parler nos difficultés connues de 2004 à 2006 avec certains débouchés pour les matières recyclables et du rodage d’équipements, occasionnant l’accumulation subséquente de stocks importants, visibles des voies routières.  Nous avons eu à faire face à de nombreuses critiques de la part de citoyens, de clients et d’élus.  Cet épisode a créé des tâches indélébiles.  Ce temps est révolu et pourtant nos échanges avec certains de nos interlocuteurs sont encore teintés de suspicions sur nos projets à venir.

À défaut de prévenir, vous exposez votre entreprise à des crises qui pourraient avoir des conséquences à très long terme…  L’environnement et l’aspect sociale de nos activités ne se traitent plus en terme de gestion de crise, mais bien en terme de planification structurée.  Sinon, il se trouvera des gens pour vous le rappeler…

6 août 2010

Plaidoyer pour soutenir la culture dans notre communauté

Cet article ressemble plus à une publicité, mais je l’assume complètement!  Je crois à cette cause et j’en parle sur toutes les tribunes.

L’été est bien entamé et j’ose espérer que vous avez su jusqu’à présent en profiter.  Septembre amène aussi son lot de belles journées et demeure un bon moment pour festoyer.

Pour cette raison, à titre de président d’honneur, je vous invite à participer à la dégustation Bières et saucisse de la Maison des Arts et de la Culture de Brompton qui se tiendra le 9 septembre prochain.  Il s’agit d’une excellente occasion d’élargir vos connaissances culinaires et brassicoles québécoises tout en vous amusant.

Une belle occasion pour goûter le plaisir, certes, mais aussi pour soutenir la vocation et les projets de la Maison des Arts et de la Culture qui est le reflet des manifestations culturelles à Sherbrooke.

La culture et l’environnement?

Imaginez une seconde une société sans musique, sans écrit, sans image, sans télévision, sans films, sans œuvre…  Impossible!  La culture est la plus parfaite expression de notre identité, de ce que nous sommes.  Nous devons la soutenir et je me suis fait un devoir d’encourager ce lieu magnifique, situé dans notre localité, qui s’y consacre.  Je vous invite donc à en faire autant.

Vous vous demandez certainement quel est le lien entre la culture et l’environnement ou le développement durable?  Il est important et fondamental.  Je n’ai vu nul part une solution à un problème social ou environnemental être ébauchée et réussir sans qu’elle ne tienne compte de la population dans laquelle on l’applique.  Autrement dit, le succès d’initiatives en développement durable dépend en grande partie de la prise en compte de l’identité de ceux qui les vivront.

Corinne Gendron définit toute démarche de développement durable selon ces trois volets:

  • le mieux-être (social): l’objectif de la démarche;
  • l’activité économique: le moyen (les ressources pour la réaliser);
  • et la préservation de l’environnement: la condition (les balises à considérer)

À ceci j’y ajoute ma touche personnelle…

  • la culture: la manière (les modes d’intervention)

La chose en simple: pour un même problème, toutes choses étant égales par ailleurs, deux sociétés trouverons deux issues différentes.  La différence? La culture.  En faire abstraction nous mène assurément à l’échec.  Cela vaut à l’échelle d’un pays, d’une région, d’une ville ou même d’une organisation…

Vous comprenez pourquoi un plaidoyer en faveur de la culture vivante est, pour moi, un plaidoyer en faveur d’un développement plus harmonieux de notre société.

Je souhaite sincèrement vous compter parmi les nôtres le 9 septembre prochain.  Votre présence est un message fort en faveur de la vigueur de l’activité culturelle de notre ville.

3 août 2010

Les villes les plus vertes du Québec

Le CIRANO, groupe interdisciplinaire de recherche qui s’intéresse à l’environnement, publiait récemment un rapport sur les villes les plus « vertes » du Québec.  Comme tout bon classement, celui-ci a fait réagir, tantôt pour se féliciter, tantôt pour s’en étonner.  Il suffit de lire les extraits d’articles dans toutes les régions du Québec pour s’en convaincre.  Quoiqu’il en soit, bien peu sont demeurés indifférents.

Le classement regroupe 25 villes du Québec.  Vous pouvez avoir accès au rapport complet et à la liste sommaire du classement.  Fait intéressant, les auteurs n’ont pas analysé seulement des critères environnementaux.  Ils y ont fait état de paramètres socio-économiques.  Ceci réflète mieux la notion même de développement durable.  Vous serez d’ailleurs d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas tout d’avoir une ville propre et qui préserve ses ressources, aussi faut-il y trouver une certaine qualité de vie…

Je ne m’éterniserai pas sur les résultats, vous êtes assurément capable de tirer vos propres conclusions.  Mais comme à l’habitude, il s’y trouve des remises en question (sur l’initiative elle-même).  On ne s’en tirera jamais, suffit de penser un classement des institutions d’enseignement du Magazine l’Actualité.

Je l’ai mentionné récemment sur un groupe de discussion, il faut, à mon avis, le prendre pour ce qu’il est, ou plutôt pour ce qu’il peut être.  Loin d’en faire une compétition entre villes et de s’appliquer à en suspecter les moindres défauts méthodologiques, l’exercice demeure tout de même intéressant.

D’une part, l’étude met en lumière les forces qui nous caractérisent et, d’autre part, nous pointe les éléments sur lesquels nous pourrions intervenir. Exemple: plutôt que de prendre notre dépendance à l’automobile (dans les villes périphériques) comme une fatalité, voyons comment nous pourrions développer notre modèle de mobilité durable. Des quartiers avec plus de services de proximité?  Un meilleur arrimage intermodal avec le transport en commun?  Une sorte de « Cocktail transport » comme le proposait Équiterre il y a déjà quelques années?

L’exercice le plus exigeant demeure celui de se comparer à soi-même… et de trouver des solutions pour soi-même. On peut bien rêver d’un métro pour « scorer » comme Montréal… Ou encore d’un tramway comme le veut Québec… Mais nous n’avons ni les mêmes enjeux, ni les mêmes dirigeants!

Le gâteau ne va lever qu’avec notre propre recette…  Et peut-être chacun de vous avez entre les mains des ingrédients.  Partagez-les!

30 juillet 2010

Vous avez plus de pouvoir « vert » que vous ne le croyez!

C’est en lisant le commentaire émis la semaine dernière sur un de mes articles que j’ai réalisé que nous avons probablement plus d’impact qu’on ne le croit.  J’ai à maintes reprises constaté qu’il n’était pas nécessaire d’avoir l’autorité officielle pour influencer une décision.

Est-ce que cela ce fait sur « un coup de gueule »?  Certainement pas!  Il faut un minimum de préparation.  Mais avec un peu d’effort et des arguments bien campés, vous risquez fort bien de faire bouger les choses.  Et si vous croyez que le décideur prend position uniquement selon ses intérêts, vous devrez m’expliquer pourquoi autant de parents mangent au restaurant McDonald…

Sérieusement, nous avons fréquemment d’abord été contactés par les employés pour connaître les possibilités de récupération sur leur lieu de travail.  Ils avaient encaissé un, deux, voire trois refus de leur patron auparavant.  Et pourtant, en démontrant, avec notre aide, la facilité et les économies d’un programme de récupération, dans la plupart des cas, les dirigeants.

Ce n’est pas que les entreprises sont systématiquement réfractaires au recyclage.  Mais l’ajout de tâches additionnelles répugnent la direction lorsque l’on est déjà submergé de travail.  Un bon projet ne devrait pas occasionner plus de travail, mais devrait permettre de travailler différemment.

Un jour, un client du domaine de la restauration nous appelle.  Il nous supplie de lui trouver une solution: il n’en peut plus d’entendre son plongeur (laveur de vaisselle) lui parler de récupération.  Le lendemain, nous livrons un conteneur.  Le laveur avait, si je me souviens bien, 15 ans…

Un propriétaire de bar nous demande, il y a quelques années de livrer quelques bacs de récupération, sans s’informer du prix!  Il en était venu à avoir pitié d’une serveuse qui ramenait, à quatre heures du matin, quelques 300 bouteilles de verre par semaine chez elle.

Dernier exemple en date, la semaine dernière, à la signature de nos rapports financiers annuels, notre comptable s’est présenté avec des documents imprimés recto-verso pour la première fois en quatre ans!  Et en un seul exemplaire en plus!  Avant d’imprimer notre version, il m’a demandé si une copie électronique ferait l’affaire.  Ça aura pris quatre ans…

Vous croyez que vous n’avez pas de pouvoir au plan environnemental?  Dites-le moi sans rire…

23 juillet 2010

Des balles de tennis bien réutilisées

Je me présente cette semaine au terrain de tennis pour le cours de mes enfants.  C’est le chantier!  Les organisateurs sont à pied d’oeuvre pour préparer le Challenger Banque Nationale de Granby, qui se tiendra du 24 juillet au 2 août prochain.  Chapiteaux en érection, estrades dans les allées, tables et chaises empilées, c’est la jungle!

À côté de ces infrastructures, un petit objet capte mon attention.  Rien n’est encore vraiment installé à l’exception d’un contenant de plexiglas à l’entrée du bâtiment principal.  Il s’agit d’un contenant de récupération… de balles de tennis!  Original, non?

C’est une chose de les récupérer, c’en est une autre de faire quelque chose des matériaux récupérés.  Un préposé m’informe aussitôt que ces balles trouveront une seconde vie sous les pattes de chaises des écoliers du Québec.  Encore une fois, il suffisait d’y penser.  Comment en ai-je déjà acheté pour mes enfants?  Je ne les compte plus…

L’initiative, supportée par la Financière Banque Nationale, est un exemple parfait de développement durable qui allie environnement, économie et mieux-être social.  Des écoles peuvent ainsi bénéficier gratuitement de matériel réduisant le bruit en classe et favorisant un meilleur climat d’apprentissage.

Je trouve l’exemple intéressant pour quatre raisons:

  • il s’agit d’un projet qui touche réellement trois piliers, comme je viens de le mentionner, du développement durable
  • l’initiative de récupération origine d’un besoin d’utiliser la matière récupérée et non pas du problème engendré par son élimination(entendons-nous, les sites d’élimination de croulent pas sous le poids des balles de tennis)
  • la fameuse balle jaune, avec ses 2 500 ans pour se dégrader, n’est pas totalement inoffensive
  • finalement, l’utilisation faite des balles constitue du réemploi, préservant au maximum sa valeur et diminuant son impact environnemental (dû au broyage, conditionnement, transformation, etc.)

Encore une fois, je ne peux que me réjouir d’une telle initiative! 

Vous désirez vous aussi faire récupérer vos balles de tennis?  Vous trouverez ici la liste des sites pouvant le faire.

25 juin 2010

Faire une Fête nationale… verte?

Ma participation, hier, à quelques événements et festivités entourant la Fête nationale m’a permis de constater que nous avons encore beaucoup de croûte à manger.  Et plus l’événement est gros, plus les lacunes sont importantes.  On dirait qu’il n’y a pas que l’alcool qui fait chuter notre QI environnemental…  Le nombre de participants aussi!

Quoiqu’il en soit, le défi est de taille parce que, dans ces moments, on n’a pas nécessairement la tête à cela.  Bonne chance aux organisateurs!  Et mon intervention n’est pas pour taper sur qui que ce soit.  Nous le savons désormais, ce qui est difficile à changer par rapport au développement durable, c’est le quatrième pilier (quoi? quatre! Il devrait en avoir trois) qui fait défaut.  Dans mon livre, la culture (MON quatrième pilier) est ce qui offre le plus de résistance à nos façons de faire.

Il y a certainement bien plus, mais voici quatre éléments qui m’ont sauté au visage:

  • pour des milliers de personnes, j’ai vu deux bacs de recyclage (qu’on annonce réservés aux canettes de bière) mais au minimum une quarantaine poubelles…  Pas besoin de vous dire que le picnic familiale est revenu entièrement à la maison: pas moyen de même récupérer une boîte de carton là!
  • À la fin des feux d’artifices, des centaines d’autos se sont massées à la sortie, créant un embouteillage monstre.  On aurait lancé une alerte au smog… 
  • Il s’y est vendu de la « bébelle » de plastique qui scintille à l’unisson et qui n’aura plus d’utilité la semaine prochaine.  Disons simplement que nous sommes loin de la consommation responsable et encore moins de la simplicité volontaire
  • Et finalement, il fallait voir les ordures par terre et les poubelles vides…  Quand je parle de QI environnemental…

Loin d’être atterré, je constate seulement que nous avons de belles et grandes possibilités d’améliorations.  Il existe en effet des solutions pour nous appuyer dans l’organisation d’événements écoresponsables.  Suivez notre prochain article.  Pour le « party » de famille, le tournoi de golf de votre organisation ou d’un colloque, il recèlera de ressources utiles et pratiques.