Posts tagged ‘politique durable’

30 novembre 2010

Et cinq ans après, toujours aussi vert?

Il y a cinq ans, l’Université de Montréal marquait le pas en s’engageant dans une démarche d’accréditation LEED pour le Pavillon Lassonde à Montréal. Voici un reportage sur les éléments-clés de la conception de ce bâtiment qui a ouvert la voie.

Ce document donne toutefois peu de renseignement sur les performances obtenues, chose qui aurait été utile pour nous… Vous y trouverez néanmoins quelques concepts intéressants.

Je tiens à lever mon chapeau à l’Université de Montréal qui a assumé son leadership en la matière et qui a intégré à sa mission un volet environnemental fort. Aujourd’hui, plusieurs universités québécoises s’engagent et travaillent à obtenir une telle accréditation pour leurs projets d’infrastructure.

Publicités
16 novembre 2010

Comment récupérer en Estrie?

Je donne ce matin une conférence en compagnie concernant les stratégies de gestion des matières résiduelles dans un contexte estrien.  J’ai, pour l’occasion, l’honneur de partager la parole avec Pierre Barnabé de l’entreprise Garlock, et Antoni Daigle, du Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.  Cette rencontre organisé par la MRC Memphrémagog, est destinée aux PME de la région afin de les sensibiliser aux possibilités qui existent en ce domaine.  De plus, ils seront informés sur le programme «ICI on recycle!» piloté par Recyc-Québec.

J’ai cru bon, pour l’occasion, vous faire part de la version abrégée de ma présentation.  Pour les nuances de mes propos et les détails… il fallait y être!  Hi! Hi!  (Je ménage ainsi mes chances d’être réinvité; sinon, tout le monde attendrait mes présentations sur le net, non?  J’aime bien vous écrire, mais j’aime surtout vous voir…)

Question, commentaire, suggestion? Toujours avide de vous lire!

5 octobre 2010

Seules les grandes entreprises peuvent bien récupérer? Attendez un peu…

Pierre Bolduc, propriétaire de l'ÉcoloboutiqueParce qu’elles subissent des inconvénients importants par la masse considérable de déchets qu’elles génèrent ou des coûts que ces derniers engendrent, ou encore parce que leurs clients le voit d’un mauvais oeil, les entreprises (surtout de taille importante) ont déjà pris le virage «récupération».  Pour les petites organisations, la transition est beaucoup plus difficile…  Malgré tout, certaines le font de manière exceptionnelle!

Question de rendre visite à un ami, je me rends à l’Écoloboutique, son entreprise dont il rêvait depuis longtemps.  Le rêve devenu réalité, Pierre Bolduc vit à plein ses convictions environnementales.  Nous nous sommes rencontrés au moment, lorsque Pierre, dans ses occupations précédentes a sollicité l’appui de Gestion Ressources Richer pour supporter son programme de gestion de matières résiduelles.

Après avoir fait le tour de la boutique, où chaque élément a été pensé (meubles récupérés, étales en bobine industrielle en bois, comptoirs faits de portes récupérées), il m’amène faire un tour dans son bureau.  Je le surnommerais plutôt son QG (Quartier Général) du recyclage!

Mais ce n’est pas l’accumulation des matières résiduelles recyclables qui a retenu mon attention.  C’est plutôt le registre qui compile les activités de récupération.  Une merveille de simplicité!  Cela contraste avec ce que je vois couramment (et je m’en confesse, avec ce que je fais parfois dans ma propre entreprise)… Vous le savez, il faut bien faire les choses en grand lorsque nous mettons quelque en place: chiffrier électronique, graphiques, etc.  Pour Pierre, rien de cela.

En fait, afin de faire le suivi des matières recyclable de l’Écoloboutique, son propriétaire a tout bêtement disposé les étiquettes de pesée ou leur résultat de chacun des sacs et matières sur une grille préparée manuellement (des fiches de dossier récupérées, évidemment!).  Une bonne leçon de Lean manufacturing, connu sous le nom de  Système Toyota!  Ce système et cette disposition possède trois avantages indéniables, peu importe le type d’entreprise qui l’utilise:

  1. Compilation des données de récupération dans une grille affichéeNe génère pas de travail additionnel et de délais associés à la prise de données;
  2. donne une information exacte sur les performances de récupération en temps réel (la grille est constamment mise à jour) et donne une rétroaction immédiate sur les écarts, s’il y a lieu;
  3. l’information est disponible à tous (gestionnaires, employés, etc) comme elle est compacte et peut être affiché à un endroit stratégique.

Terriblement simple…  Pas d’ordinateur, pas de paperasse, juste des résultats.  Un sage m’a déjà dit: «Ce qui ne se contrôle pas ne mérite pas d’être fait».  Il n’en est pas autrement pour la récupération.  Il faut savoir d’où nous partons, les progrès que nous réalisons et avoir l’assurance que nous maintenons le cap.  Or, aucune entreprise ne peut se permettre d’y consacrer toutes ses énergies, la récupération n’étant pas de son secteur d’activités principal.  Or, un système comme celui que Pierre Bolduc a mis en place donne d’excellents résultats avec un minimum d’efforts.

De ce type d’expérience, je suis friand.  L’appliquez-vous déjà dans votre organisation?  Des commentaires?  D’autres suggestions?  J’en prendrais encore et encore!

23 septembre 2010

«Par où commencer?»

En entrevue avec des journalistes, en rencontre avec des clients, en discussion avec une nouvelle connaissance, la question est sur toute les lèvres: «Récupérer, je suis bien d’accord, mais comment débuter?».

Simpliste?  Au contraire, la question est bien légitime!  La pression est de plus en plus forte de la part des employés et des clients notamment pour récupérer; aussi bien le faire correctement.  Correctement, oui, mais nous devons nous donner le droit à l’erreur.  Après tout, vous ne pouvez pas faire pire: vos déchets étaient jetés!

Dans les faits, il n’y a pas de recette miracle.  Voici néanmoins des pistes qui peuvent vous aider:

  1. Définissez clairement les raisons qui vous poussent vers une gestion plus étroite de vos matières résiduelles.  Pour vos clients?  Pression des employés?  Réduction de coûts?  Bonification de l’image corporative?  Vous aurez éventuellement à faire des choix.  Aussi bien établir immédiatement vos critères décisionnels…
  2. Faites un inventaire de ce que vous générez comme matières résiduelles.  Quelle(s) matière(s) générez-vous?  En quelle quantité?  Dans quel site, département ou bâtiment?
  3. Débroussaillez le terrain.  Quel projet prioritaire désirez-vous mettre de l’avant?  Ne tentez pas de tout faire à la fois.  Lequel vous ferez potentiellement économiser le plus?  Lequel provoquerait le moins de résistance au changement dans votre organisation?  Ah oui: un ou deux projets.  Apprenez à marcher avant de courrir…
  4. Choisissez vos alliés.  De quelles ressources disposez-vous à l’interne?  Quelles organisations peuvent vous supporter (consultants, transporteurs, récupérateurs/recycleurs, fournisseurs)?
  5. Vous savez à quoi vous attendre.  Faites-en un projet.  Utilisez toute la rigueur requise pour la gestion de projet.  Planifiez, implantez, et surtout contrôlez!  Vos résultats seront à la hauteur de la discipline qui vous y consentirez.

En résumé, il s’agit de connaître sur quoi devez-vous travailler, avec quoi allez-vous le faire, comment et dans quel ordre allez-vous le faire.  Vous faites dans vos organisations respectives des masses de projets.  Rien de très différent, sinon que vous prendrez peut-être goût à vous occupez de vos poubelles…

10 août 2010

Négligez votre responsabilité environnementale et vos clients vous la rappelerons!

Il est loin le temps où les clients et la communauté en général fermaient les yeux sur quelques erreurs d’entreprises, notamment sur le plan environnemental…  Il est désormais clair que le comportement des sociétés sur le plan éthique, social et environnemental est épié, jugé… et sanctionné.

Jusqu’à hier encore, je prenais cette réalité avec une part de scepticisme, mais deux nouvelles me convainc désormais qu’il s’agit désormais d’une donne essentielle.

Sur notre site Twitter, il y a quelques semaines, nous évoquions la tentative de l’organisme Corporate Ethics International de ternir la réputation de l’Alberta et de dissuader les étrangers d’en faire une destination vacances, via la parution d’un document vidéo évocateur.  « Un cri sourd dans une mer de paroles », me suis-je dit.  Or, les résultats d’un sondage Angus Reid, relatés par Radio-Canada, révèle que la moitié des quatre mille répondants du Canada, des États-Unis et de l’Angleterre ayant l’idée de se rendre éventuellement dans le royaume du pétrole canadien auraient effectivement reconsidérés leur choix!  Le coup a porté…

Autre nouvelle: des spécialistes financiers se questionnent sur la capacité pour BP de retrouver une valeur boursière intéressante, en grande partie influencé par… sa réputation et sa notoriété!  Être un génie de la finance ne suffit plus?

Un autre exemple?  On se rappelle d’American Apparel, une entreprise de Montréal, qui s’est vu mêlée à une affaire où de nombreux travailleurs de ses ateliers de Californie auraient démissionnés, craignant les inspecteurs fédéraux états-uniens afin de vérifier leur statut.  Vrai ou faux, l’histoire marque.

Je peux vous parler nos difficultés connues de 2004 à 2006 avec certains débouchés pour les matières recyclables et du rodage d’équipements, occasionnant l’accumulation subséquente de stocks importants, visibles des voies routières.  Nous avons eu à faire face à de nombreuses critiques de la part de citoyens, de clients et d’élus.  Cet épisode a créé des tâches indélébiles.  Ce temps est révolu et pourtant nos échanges avec certains de nos interlocuteurs sont encore teintés de suspicions sur nos projets à venir.

À défaut de prévenir, vous exposez votre entreprise à des crises qui pourraient avoir des conséquences à très long terme…  L’environnement et l’aspect sociale de nos activités ne se traitent plus en terme de gestion de crise, mais bien en terme de planification structurée.  Sinon, il se trouvera des gens pour vous le rappeler…