Posts tagged ‘villes vertes’

26 octobre 2010

Récupérer par la proximité…

Aujourd’hui, un sujet plus léger que ma précédente intervention.  Mais combien important, selon moi, pour obtenir de meilleurs résultats auprès des usagers: la proximité et l’accessibilité.  L’idée m’est venue alors que je produisais la semaine dernière un rapport d’activités.  Pour faire état des réalisations de la tenue des écocentres mobiles auxquels nous participons, nous compilons des statistiques de fréquentation, de volume, de catégorie, etc.  Mais l’élément qui m’interpelle est le suivant: la population de cette municipalité, comme d’autres qui requièrent nos services, bénéficie déjà de l’accès à un écocentre permanent!  Alors pourquoi organiser un écocentre mobile, de surcroît?

La réponse est simple: la proximité.  Pour se rapprocher des citoyens.  Les écocentres permanents offrent de fait plus de services, mais leur coût d’implantation en limite le nombre sur le territoire.  Et donc, les citoyens de certaines régions sont forcés de parcourir de grandes distances pour y déposer leurs matières résiduelles.

Même si l’environnement se situe toujours bon an, mal an dans le top 5 des priorités de la population, lorsque l’on discute récupération, la prémisse «Loin des yeux, loin du cœur» s’applique.  De fait, l’expérience me démontre que le geste de récupérer nos matières communes est d’abord  avant tout compulsif.  J’y reviendrai sûrement dans un autre article.

Pour la petite histoire, l’événement que nous avons tenu était le deuxième.  Le précédent (le premier pour cette municipalité) avait eu lieu en juin.  Pour vous dire l’engouement: le nombre de visites s’est multiplié par deux cet automne, et la quantité de matières résiduelles récupérées par quatre. Bravo à la Municipalité d’Austin pour l’initiative!

Que ce soit pour une municipalité, une entreprise, à la maison ou dans les lieux publics, le succès passe entre autre par la proximité et l’accessibilité!

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3 août 2010

Les villes les plus vertes du Québec

Le CIRANO, groupe interdisciplinaire de recherche qui s’intéresse à l’environnement, publiait récemment un rapport sur les villes les plus « vertes » du Québec.  Comme tout bon classement, celui-ci a fait réagir, tantôt pour se féliciter, tantôt pour s’en étonner.  Il suffit de lire les extraits d’articles dans toutes les régions du Québec pour s’en convaincre.  Quoiqu’il en soit, bien peu sont demeurés indifférents.

Le classement regroupe 25 villes du Québec.  Vous pouvez avoir accès au rapport complet et à la liste sommaire du classement.  Fait intéressant, les auteurs n’ont pas analysé seulement des critères environnementaux.  Ils y ont fait état de paramètres socio-économiques.  Ceci réflète mieux la notion même de développement durable.  Vous serez d’ailleurs d’accord avec moi pour dire que ce n’est pas tout d’avoir une ville propre et qui préserve ses ressources, aussi faut-il y trouver une certaine qualité de vie…

Je ne m’éterniserai pas sur les résultats, vous êtes assurément capable de tirer vos propres conclusions.  Mais comme à l’habitude, il s’y trouve des remises en question (sur l’initiative elle-même).  On ne s’en tirera jamais, suffit de penser un classement des institutions d’enseignement du Magazine l’Actualité.

Je l’ai mentionné récemment sur un groupe de discussion, il faut, à mon avis, le prendre pour ce qu’il est, ou plutôt pour ce qu’il peut être.  Loin d’en faire une compétition entre villes et de s’appliquer à en suspecter les moindres défauts méthodologiques, l’exercice demeure tout de même intéressant.

D’une part, l’étude met en lumière les forces qui nous caractérisent et, d’autre part, nous pointe les éléments sur lesquels nous pourrions intervenir. Exemple: plutôt que de prendre notre dépendance à l’automobile (dans les villes périphériques) comme une fatalité, voyons comment nous pourrions développer notre modèle de mobilité durable. Des quartiers avec plus de services de proximité?  Un meilleur arrimage intermodal avec le transport en commun?  Une sorte de « Cocktail transport » comme le proposait Équiterre il y a déjà quelques années?

L’exercice le plus exigeant demeure celui de se comparer à soi-même… et de trouver des solutions pour soi-même. On peut bien rêver d’un métro pour « scorer » comme Montréal… Ou encore d’un tramway comme le veut Québec… Mais nous n’avons ni les mêmes enjeux, ni les mêmes dirigeants!

Le gâteau ne va lever qu’avec notre propre recette…  Et peut-être chacun de vous avez entre les mains des ingrédients.  Partagez-les!